CONAKRY — Il était environ 3 heures du matin, ce vendredi 17 juillet 2026, quand un fracas a réveillé le secteur Diallo Samba. Un immeuble de neuf dalles, encore en construction, venait de s’effondrer d’un bloc. En tombant, la masse de béton a écrasé des habitations voisines, dont une villa.
Quelques heures plus tard, le quartier n’était plus qu’un chantier de fortune, où voisins, secouristes et forces de l’ordre s’affairaient autour des décombres.
Ce que l’on sait
Selon les premières informations recueillies par la presse locale, le bilan provisoire fait état d’au moins un mort et de plusieurs blessés, transportés d’urgence à l’hôpital. Les forces de l’ordre ont été déployées en nombre pour sécuriser la zone, tandis que les opérations de recherche se poursuivaient sous les gravats, dans la crainte que d’autres personnes soient encore ensevelies.
À cette heure, aucun bilan officiel n’a été communiqué par les autorités, et les causes exactes de l’effondrement restent inconnues. Par prudence, LeCri24 ne publie aucun chiffre définitif de victimes tant que la Protection civile et les services compétents ne se sont pas prononcés.
Un point reste à clarifier : la localisation précise. Selon les sources, le drame est situé tantôt à Démoudoula, tantôt à Kaporo, deux zones voisines de la commune de Ratoma, mais toutes désignent le même secteur, « Diallo Samba ».
Une semaine noire pour Conakry
Ce nouvel effondrement ne tombe pas dans un ciel serein. Il s’ajoute à une série de drames qui frappent la capitale depuis le début du mois. Dans la nuit du 13 au 14 juillet, un incendie avait fait quatre morts dans un immeuble de Simbaya. Les jours suivants, les pluies diluviennes ont emporté plusieurs enfants dans les caniveaux de Conakry, tandis qu’un glissement de terrain menaçait des familles à Lansanayah Takoui.
Le fil rouge de ces tragédies est connu de tous les Conakrylais : une urbanisation rapide, souvent anarchique, et un respect approximatif des normes de construction.
La question des normes
Un immeuble de neuf niveaux qui s’effondre avant même d’être achevé pose des questions précises. Le chantier disposait-il d’un permis de construire en règle ? Les fondations étaient-elles adaptées à la hauteur du bâtiment ? Les matériaux utilisés respectaient-ils les standards ? La saison des pluies, qui fragilise les sols, a-t-elle joué un rôle ?
Ces questions ne trouveront de réponses qu’au terme d’une enquête technique. Mais elles reviennent, presque à l’identique, à chaque drame de ce type à Conakry. En avril 2026 déjà, l’effondrement d’un immeuble à Lambanyi avait fait deux morts. Les mêmes causes produisent, saison après saison, les mêmes effets.
Et maintenant ?
Pour les familles touchées à Diallo Samba, la priorité est ailleurs : retrouver les leurs, soigner les blessés, comprendre. La solidarité de voisinage, comme souvent en Guinée, s’est organisée avant même l’arrivée des secours officiels.
Reste la question que ce énième effondrement repose à la ville entière. Combien de bâtiments, en ce moment, s’élèvent à Conakry sans contrôle sérieux ? Et combien faudra-t-il de drames avant qu’un contrôle systématique des chantiers ne devienne une réalité ?
LeCri24 suivra ce dossier et publiera une mise à jour dès que le bilan officiel et les premières conclusions de l’enquête seront connus.
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