Depuis Paris, le leader de l’UFDG a tranché : son parti boycottera totalement la présidentielle du 28 décembre, qu’il qualifie de “mascarade électorale”. Une prise de position ferme qui ravive les tensions politiques et interpelle l’opinion.
Un refus catégorique de cautionner le processus électoral
Lors d’un meeting tenu samedi à Paris devant ses militants et sympathisants, Cellou Dalein Diallo a annoncé que l’UFDG ne soutiendra aucun candidat à la prochaine élection présidentielle.
Un message sans ambiguïté : pour l’ancien Premier ministre, le scrutin annoncé n’a ni crédibilité, ni légitimité.
« Vous vous attendez à ce que nous prenions position par rapport à la mascarade électorale programmée pour le 28 décembre. L’UFDG ne s’associera pas à cette mascarade », a-t-il lâché sous les applaudissements.
“Ne pas donner de légitimité à une confiscation du pouvoir”
Selon lui, le processus en cours n’a qu’un seul objectif : habiller d’un vernis légal la continuité du pouvoir du général Mamadi Doumbouya, sans respecter les principes démocratiques fondamentaux.
« Nous ne faisons pas partie de ceux qui cautionnent cela. Nous ne participerons ni directement, ni indirectement à cette mise en scène », insiste-t-il.
Le président de l’UFDG rappelle que son parti jouit d’une crédibilité historique et refuse de “perdre son âme”.
Un appel à la résistance démocratique
Le leader de l’opposition en exil affirme qu’il restera engagé dans le combat pour une Guinée démocratique :
« Nous sommes des démocrates convaincus. Nous allons nous battre, mais nous ne prendrons pas part à l’enterrement de la démocratie. »
Il martèle enfin :
« Soyons clairs : nous n’avons pas de candidat et nous ne soutenons personne. »
Un boycott qui pourrait rebattre les cartes
À moins de deux mois de l’élection, cette décision crée un précédent : l’un des principaux partis du pays refuse de participer, dénonçant un processus figé et contrôlé.
Sur le terrain, elle pourrait fragiliser davantage la crédibilité du scrutin, accentuer la polarisation politique et ouvrir une séquence de tension dans la rue comme dans les institutions.
La question désormais est simple : ce boycott changera-t-il l’issue du processus électoral ou renforcera-t-il la détermination du pouvoir en place ?
Une certitude : la bataille politique ne fait que commencer.
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