Fraîchement installé à la tête du Tribunal de première instance (TPI) de Kankan, Ismaël Nabé a marqué les esprits par un discours ferme, teinté de principes éthiques et de sens élevé de la responsabilité. Dans sa première allocution officielle, il a tenu à rappeler ce que doit être – et ne doit jamais cesser d’être – l’institution judiciaire.
Pour le nouveau président du TPI, la justice n’est ni un espace de marchandage, ni un outil de règlement de comptes, encore moins un instrument de vengeance. « L’institution judiciaire n’est pas un centre de négoce, ni un espace de règlement de comptes ou de vengeance. C’est une maison de droit, d’équité, d’impartialité et de discipline », a-t-il déclaré avec conviction.
À travers ces mots, Ismaël Nabé adresse un message clair aux magistrats, aux auxiliaires de justice, mais aussi à l’ensemble des citoyens. Il affirme vouloir renforcer la confiance du public dans une justice guinéenne souvent critiquée pour ses lenteurs, ses dysfonctionnements et parfois pour des pratiques contraires à l’éthique.
Le magistrat a insisté sur la nécessité absolue de garantir à chaque citoyen un accès équitable à la justice. « Chaque justiciable, quelle que soit sa condition sociale, doit trouver refuge dans sa quête de justice contre l’arbitraire », a-t-il poursuivi.
Cette prise de fonction intervient dans un contexte où les autorités judiciaires guinéennes multiplient les appels à la rigueur, à la discipline et à la transparence dans le traitement des dossiers. Le message d’Ismaël Nabé s’inscrit donc dans une dynamique de restauration de la confiance entre les institutions et les populations.
En affirmant dès le début de son mandat son attachement à l’équité et à l’impartialité, le nouveau président du Tribunal de Kankan place son action sous le signe du renouveau et de l’intégrité. Reste désormais à traduire ces engagements en actes pour répondre aux attentes d’une population en quête d’une justice plus accessible, plus rapide et véritablement indépendante.
LeCri24
