Le jeune candidat à la présidentielle, Amadou Thyndèl Diallo, a réagi avec force et indignation après le rejet de sa candidature par la Cour suprême, dénonçant une décision qu’il juge “arbitraire, discriminatoire et contraire aux aspirations de la jeunesse guinéenne”.
Un verdict qui provoque la colère et l’incompréhension
Quelques heures après la publication de la liste définitive des candidats retenus pour la présidentielle du 28 décembre, Amadou Thyndèl Diallo est apparu devant la presse, entouré de ses collaborateurs. Visiblement déterminé, il a déclaré :
« Nous prenons acte de la décision de la Cour suprême rejetant notre candidature, mais nous la contestons avec la plus grande fermeté. »
Selon lui, la disposition légale fixant l’âge minimum à 44 ans constitue une barrière injuste, un frein au renouvellement et à la participation politique de la jeunesse.
Une exclusion vécue comme une attaque contre la jeunesse
Indigné, le candidat recalé estime que la décision de la Cour suprême va à contre-courant de l’évolution mondiale :
« En ce siècle où le monde voit émerger une nouvelle génération de dirigeants jeunes, dynamiques et visionnaires, la Guinée choisit d’exclure délibérément sa jeunesse. »
Pour Thyndèl Diallo, cette limitation d’âge est plus qu’une simple contrainte juridique : c’est « une véritable insulte à la jeunesse guinéenne et, au-delà, à toute la jeunesse africaine ».
Une mobilisation populaire saluée
Malgré sa disqualification, le jeune leader a tenu à exprimer sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenu lors du dépôt de son dossier, évoquant « une mobilisation exceptionnelle » qui, selon lui, témoigne d’un profond désir de changement dans le pays.
Il a également lancé un appel à l’apaisement :
« Je demande à nos partisans de rester calmes, dignes et mobilisés. Le combat continue. »
Vers une consultation nationale : la suite du combat
Amadou Thyndèl Diallo a annoncé l’ouverture prochaine de consultations nationales avec les acteurs politiques, les organisations de jeunesse et la diaspora, afin de définir la suite du mouvement qu’il qualifie de “combat générationnel”.
« Ce qui se joue ici dépasse notre seule personne. C’est le combat de toute une génération qu’on cherche à faire taire. Mais nous refusons de nous taire. »
Un débat national relancé
Cette affaire relance la question sensible de la participation politique des jeunes en Guinée. Faut-il maintenir la limitation d’âge ? Assiste-t-on à un blocage institutionnel du renouvellement générationnel ? Le débat, en tout cas, est ouvert et pourrait s’imposer comme un enjeu majeur des prochaines années.
Pour Thyndèl Diallo, la bataille ne fait que commencer. Il dit vouloir la mener dans un esprit de justice, de vérité et d’unité nationale :
« La Guinée ne se construira pas sur l’exclusion, mais sur la justice, la vérité et l’unité nationale. »
— LeCri24
