La Haute Autorité de la Communication (HAC) a pris une décision ferme concernant le déroulement de la campagne pour le double scrutin prévu le 31 mai 2026. Dans un communiqué rendu public le 13 mai, l’institution de régulation des médias met en garde les partis politiques et candidats contre l’utilisation de mineurs dans leurs activités de campagne.
Cette mesure intervient alors que la campagne électorale a officiellement débuté le 11 mai sur l’ensemble du territoire national, avec déjà une intensification des activités politiques dans plusieurs communes, notamment à Conakry.
Une interdiction claire visant la protection des enfants
Selon la HAC, il a été constaté dans certaines localités la présence d’enfants dans des meetings, clips de campagne et supports de communication politique. Une pratique que l’institution juge préoccupante et contraire aux principes de protection de l’enfance.
Dans son communiqué, la HAC rappelle que les mineurs ne disposent pas de la maturité nécessaire pour participer à des activités politiques et qu’ils ne doivent en aucun cas être utilisés comme instruments de communication ou de mobilisation électorale.
L’autorité prévient également que toute infraction à cette règle pourra faire l’objet de sanctions.
Une décision portée par l’autorité de régulation
La décision émane de l’institution dirigée par Haute Autorité de la Communication, qui entend encadrer strictement les pratiques de communication en période électorale afin de garantir le respect des règles éthiques et juridiques.
Cette mise au point s’inscrit dans un contexte où la visibilité des campagnes électorales s’intensifie, notamment dans les grandes communes de Conakry où plusieurs listes sont déjà en compétition.
Un enjeu d’éthique politique
Au-delà de la simple régulation médiatique, la question soulève un débat plus large sur l’éthique des pratiques politiques en Guinée. L’utilisation d’enfants dans des campagnes électorales est perçue par les autorités comme une forme d’instrumentalisation susceptible de nuire à leur protection et à leur développement.
La HAC insiste sur la nécessité de préserver l’intégrité du processus électoral, tout en évitant toute forme d’exploitation des catégories vulnérables.
Une campagne sous surveillance
Alors que les préparatifs du scrutin du 31 mai 2026 s’intensifient, cette décision vient rappeler aux acteurs politiques les limites à ne pas franchir dans la communication électorale.
Dans plusieurs quartiers de Conakry, notamment à Tombolia où onze listes sont déjà en compétition, la dynamique de campagne est déjà bien engagée.
La HAC promet de rester vigilante tout au long du processus afin de garantir le respect des règles établies.
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