Conakry, 4 décembre 2025 — La Guinée a rendu un hommage solennel ce jeudi à Abdoulaye Sow, figure majeure du mouvement syndical, dont le décès le 2 décembre laisse un vide profond dans le paysage social national. Au Palais du Peuple, le Premier ministre Amadou Oury Bah a honoré la mémoire de cet homme « de conviction, de devoir et de principes », rappelant un héritage syndical marqué par la défense inlassable des travailleurs.
Un parcours bâti sur la justice sociale
Ancien Secrétaire général de l’USTG et de la FESABAG, Abdoulaye Sow restera dans la mémoire collective comme l’un des artisans les plus constants du dialogue social en Guinée. Son engagement, forgé dans des décennies de lutte pour la justice sociale, la protection des salariés et la préservation des acquis syndicaux, a profondément influencé les relations professionnelles dans le pays.
Ses prises de position, souvent courageuses, ont contribué à structurer un syndicalisme moderne, exigent le respect des droits, appelant au devoir des travailleurs mais aussi à celui de l’État et des employeurs.
Un hommage empreint de reconnaissance
Devant une salle remplie de syndicalistes, de membres du gouvernement, de responsables d’institutions et de citoyens, le Premier ministre a salué la mémoire d’un « patriote déterminé, fidèle à ses convictions ». Amadou Oury Bah a rappelé le rôle déterminant joué par le défunt dans la recherche de la stabilité sociale, soulignant que ses combats ont permis d’obtenir des avancées notables pour les travailleurs guinéens.
« Abdoulaye Sow a été un pilier de notre mouvement syndical. Son sens du devoir, sa rigueur et son attachement au dialogue ont contribué à apaiser de nombreuses tensions sociales », a affirmé le chef du gouvernement.
Un héritage qui interpelle et oblige
Ce symposium n’a pas seulement célébré la mémoire d’un homme : il a ravivé le débat sur l’avenir du mouvement syndical guinéen. Les participants ont appelé à préserver l’esprit de dialogue et d’équilibre défendu par Abdoulaye Sow, à l’heure où les défis sociaux et économiques restent nombreux.
Vers la poursuite du combat social
En conclusion, les acteurs syndicaux et institutionnels ont réaffirmé leur volonté de poursuivre l’œuvre du défunt. L’hommage rendu aujourd’hui se veut le point de départ d’un engagement renouvelé pour des relations professionnelles apaisées, fondées sur le respect mutuel et la justice sociale.
Un homme s’en va, mais son combat demeure.
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