Le Bloc Libéral (BL) tire la sonnette d’alarme. Dans une déclaration lue ce jeudi 4 décembre 2025, son président, Oumar Sanoh, a dénoncé avec fermeté l’enlèvement de Massa Douago Guilavogui, directeur adjoint de campagne du candidat Dr Faya Lansana Millimouno, survenu dans la nuit du 2 au 3 décembre. Un acte que le parti qualifie d’« odieux » et révélateur d’un climat politique de plus en plus inquiétant.
Un enlèvement qui choque et interpelle
Selon le BL, la disparition forcée de son responsable n’est pas un incident isolé. Le parti évoque une multiplication des intimidations contre ses militants et cadres depuis le lancement de la campagne présidentielle.
« Nous sommes profondément choqués par cet acte ignoble », a déclaré Oumar Sanoh, dénonçant une volonté manifeste de semer la peur au sein de l’opposition.
Un contexte électoral sous haute tension
À moins de quelques jours du scrutin, cette affaire ravive les craintes d’une élection perturbée par des violences ciblées.
Le BL estime que l’enlèvement s’inscrit dans une stratégie orchestrée pour étouffer les voix dissidentes et affaiblir le camp de Dr Faya Millimouno.
Le BL exige des actions immédiates
Dans son communiqué, le parti formule trois exigences claires :
- La libération immédiate et sans condition de Massa Douago Guilavogui ;
- L’ouverture d’une enquête impartiale, indépendante et crédible ;
- La fin des actes d’intimidation visant les acteurs politiques et la société civile.
Le BL réaffirme également son engagement pour la non-violence, l’État de droit et un processus électoral apaisé.
Appel à la mobilisation nationale et internationale
Face à ce qu’il considère comme une dérive grave, le Bloc Libéral appelle les institutions nationales, les organisations de défense des droits humains et la communauté internationale à se mobiliser pour que cessent les enlèvements, menaces et violences politiques en Guinée.
Un test pour la démocratie guinéenne
L’affaire Massa Douago Guilavogui pourrait devenir un symbole de la fragilité du climat politique actuel.
Pour de nombreux observateurs, la manière dont les autorités répondront à cette accusation pèsera lourd dans la crédibilité du processus électoral.
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