Dans une vidéo mise en ligne ce vendredi 28 novembre 2025, Mamadou Biro Barry, secrétaire général adjoint de l’UFDG, a exhorté le candidat de la GMD à enfin sortir de sa réserve et à parler directement au peuple.
Il rappelle que la campagne présidentielle n’est pas une simple formalité : c’est, dit-il, « un face-à-face entre un individu et une nation ». Le candidat doit présenter sa vision, son équipe, son projet de société. Sans cela, souligne Barry, le peuple ne peut pas lui confier une parcelle de sa souveraineté pour les sept années à venir.
Il note qu’ils sont aujourd’hui neuf candidats, dont Mamadi Doumbouya, engagé en indépendant. Barry insiste : les Guinéens connaissent le colonel des forces spéciales, l’homme du 5 septembre 2021, celui qui avait promis de rompre avec les erreurs du passé, qui disait aimer passionnément la Guinée et qui avait juré que ni lui ni aucun responsable de la transition ne briguerait un mandat.
Mais, selon lui, la réalité actuelle contraste fortement avec ces engagements. « Nous voyons des ministres, des directeurs, des préfets et d’autres cadres de l’administration porter la voix du candidat Doumbouya », constate-t-il. Pourtant, affirme-t-il, c’est Mamadi Doumbouya lui-même que le pays veut entendre. Qui est-il en tant que candidat ? Que propose-t-il ? Quelle Guinée imagine-t-il pour demain ?
Barry rappelle que le vote ne se fait pas pour un appareil administratif ni pour des dignitaires locaux, mais pour un individu. Et cet individu, insiste-t-il, doit clairement dire ce qu’il veut offrir au peuple.
Il revient également sur le dépôt des candidatures : Doumbouya, note-t-il, n’a fait aucune déclaration publique. Il a déposé son dossier sans explications, et la structure GMD n’a émergé qu’après coup, laissant le pays sans repères sur son orientation ou son idéologie.
« Comme tous les autres candidats, il doit parler. La Guinée attend sa parole », conclut-il.
Une sortie tranchante, à l’image d’un cadre de l’UFDG déterminé et ouvertement critique envers Mamadi Doumbouya.
