À 11h30 précises, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) a fait une entrée très remarquée dans la mythique salle du 25 août, siège de l’institution. Face aux responsables des associations de presse et aux directeurs des médias, le ton a été donné : fermeté, vigilance et tolérance zéro.
Un message clair : l’IA bannie de la campagne
Lors de cette rencontre à fort enjeu, Boubacar Yacine Diallo a réaffirmé l’obligation pour les journalistes et les médias de respecter strictement les règles qui encadrent la communication en période électorale.
D’une voix ferme, il a déclaré :
“Nous interdisons la diffusion de propos ou d’images générés par l’intelligence artificielle.”
Selon lui, l’usage de l’IA dans le cadre de la campagne représente un risque majeur de manipulation, de désinformation et de confusion, surtout dans un contexte politique aussi sensible.
Une décision qui concerne tous les supports
Le président de la HAC a insisté :
➡️ Aucun média n’est exempté, qu’il s’agisse de la presse traditionnelle ou des plateformes numériques.
➡️ Les contenus diffusés sur Facebook, YouTube, sites d’information, chaînes TV, radios ou autres extensions digitales sont tous concernés par cette interdiction.
La HAC estime qu’en période électorale, la circulation de contenus falsifiés ou générés artificiellement pourrait gravement influencer l’opinion publique et altérer la sincérité du débat démocratique.
Les enjeux derrière cette posture
Cette position traduit une inquiétude mondiale : l’essor fulgurant des outils de génération d’images, de vidéos et de voix crée un terrain propice aux deepfakes, aux fausses déclarations et aux montages trompeurs.
Pour la Guinée, à l’approche des échéances électorales, la priorité est d’éviter :
- la manipulation des électeurs,
- la création de faux discours attribués aux candidats,
- la diffusion de fausses images de meetings ou d’incidents,
- et l’usage d’outils qui pourraient tromper l’opinion publique.
La HAC veut ainsi préserver l’intégrité de la campagne et instaurer un climat de confiance entre les médias et la population.
Et maintenant ?
Les médias sont appelés à redoubler de vigilance.
Les équipes rédactionnelles devront désormais vérifier, authentifier et tracer l’origine de tout contenu diffusé.
La HAC pourrait renforcer ses contrôles dans les jours à venir et sanctionner tout manquement, afin de garantir une campagne électorale transparente, crédible et conforme aux règles démocratiques.
— LeCri24 | 629 29 29 19
