La tension est montée d’un cran ce jeudi à Conakry. Réunis en assemblée générale, les enseignants ont affiché une détermination sans précédent, scandant “Vive la grève !” tandis que l’intersyndicale annonçait le déblocage des salaires et primes. Un avertissement clair a été lancé : au moindre blocage dans les négociations, la grève générale sera déclenchée.
Une base survoltée qui impose sa ligne
La rencontre organisée par l’intersyndicale de l’éducation (FSPE, SLECG, SNE) a rapidement pris une tournure inattendue. Les enseignants, très mobilisés et visiblement remontés, ont fait entendre leur voix : la grève n’est plus une menace, mais une décision actée si rien n’avance.
Alors qu’Aboubacar Soumah annonçait la reprise des salaires et primes gelés, il a aussitôt averti :
« Si les négociations bloquent, l’avis de grève sera déposé immédiatement. »
La salle a explosé d’applaudissements et de slogans, forçant les leaders syndicaux à suivre la cadence imposée par la base.
La base commande, l’intersyndicale exécute
Face à la fermeté affichée par les enseignants présents, les secrétaires généraux de la FSPE, du SLECG et du SNE ont rédigé et signé l’avis de grève sur-le-champ, sans concession.
Cet avis sera déposé dès demain dans la salle de négociation.
Les syndicats préviennent :
- Au moindre blocage, l’avis partira.
- La grève générale et illimitée sera déclenchée sans délai.
Un ultimatum qui ne laisse aucune marge
La base enseignante a fixé un horizon clair : si les négociations de ce vendredi 28 novembre n’aboutissent pas à des résultats concrets, le lundi 1er décembre 2025 marquera le début d’une grève générale, totale et illimitée.
Un message fort, martelé à plusieurs reprises :
« La dignité enseignante ne se négocie pas, elle s’impose. »
Enjeux lourds pour l’école guinéenne
Cet ultimatum place le gouvernement face à une crise majeure. Une paralysie du secteur éducatif aurait un impact immédiat sur des millions d’élèves et des milliers de familles déjà éprouvées par les perturbations répétées du système scolaire.
Au-delà de la question salariale, les syndicats réclament également la signature du statut particulier de l’éducation avant fin 2025, une promesse jusque-là non concrétisée.
Conclusion / Ce qui suit
La journée de demain s’annonce décisive. Si aucun accord satisfaisant n’émerge, le pays se dirige vers l’une des plus grandes mobilisations enseignantes de ces dernières années.
Les regards restent braqués sur les négociations : la base a parlé, et elle n’est pas prête à reculer.
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