À partir du 29 novembre, tous les conducteurs de motos devront obligatoirement détenir un permis de conduire de catégorie A ou A1.
Une mesure forte du Ministère des Transports, destinée à renforcer la sécurité routière dans un pays où les accidents impliquant les motos restent parmi les plus meurtriers.
Un enjeu national : protéger des vies
Cette décision intervient dans un contexte où la circulation des motos est marquée par de nombreux accidents, souvent graves.
Selon les autorités, l’objectif est clair :
- Réduire les accidents de circulation impliquant les motos ;
- Diminuer le nombre de morts et de blessés graves ;
- Former des conducteurs responsables et respectueux du code de la route ;
- Améliorer la sécurité routière à l’échelle nationale ;
- Encourager la souscription à l’assurance afin de circuler en toute sécurité.
« La formation et la responsabilisation des conducteurs sont désormais des impératifs », explique une source au Ministère des Transports.
Comment obtenir le permis A ou A1 ?
Le processus sera entièrement supervisé par la Direction Nationale des Transports Terrestres (DNTT).
La délivrance du permis biométrique se fera au CEPERTAM, le centre officiel du système informatisé des permis.
Documents requis :
- Carte nationale d’identité biométrique ou passeport biométrique valide
- Certificat de résidence de moins de 3 mois
Étapes d’obtention :
- Inscription dans une auto-école agréée (à Conakry ou en régions)
- Formation théorique et pratique obligatoire
- Passage de l’examen devant un examinateur agréé
- Obtention du permis biométrique
Les catégories concernées sont : Permis A et A1, exclusivement dédiés aux motos.
Coût et lancement officiel
Le prix annoncé pour l’obtention du permis moto est fixé à 800 000 GNF.
Le lancement officiel de l’opération est prévu pour le 29 novembre, avec une communication gouvernementale élargie afin de sensibiliser les citoyens.
Qui organise et supervise ?
Le Ministère des Transports, via la DNTT, coordonne l’ensemble du dispositif :
- Agrément et contrôle des auto-écoles
- Organisation des examens théoriques et pratiques
- Autorisation de délivrance du permis biométrique
Une étape supplémentaire vers la professionnalisation du secteur moto en Guinée.
Quels impacts à prévoir ?
Cette réforme devrait transformer en profondeur l’usage des motos dans le pays.
Les conducteurs devront désormais :
✔ être formés
✔ être assurés
✔ maîtriser le code de la route
✔ se conformer à une réglementation stricte
Pour beaucoup, il s’agit d’une avancée majeure pour sauver des vies et réduire l’insécurité routière.
Cependant, certains citoyens craignent les lenteurs administratives, les files d’attente et les difficultés d’accès au processus dans les zones rurales. Les autorités promettent une mise en place progressive avec des centres régionaux.
Et maintenant ?
Le défi sera d’informer largement, d’accompagner les usagers et de garantir une mise en œuvre transparente.
Le ministère annonce des opérations de contrôle renforcées à partir de la date de lancement.
La Guinée franchit ainsi un pas important vers une circulation plus sûre, où la maîtrise et la responsabilité deviennent la règle.
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