À Conakry, l’émotion était palpable ce mardi 18 novembre 2025. Les familles des 300 jeunes Guinéens disparus en route vers l’Europe ont marché dans les rues de Bonfi pour exiger des autorités une intervention urgente. Une mobilisation marquée par la douleur, l’espoir et une seule demande : sauver les rescapés bloqués en Mauritanie et éclaircir le sort des disparus.
Un cri de détresse pour 300 vies brisées
Selon les proches rencontrés sur place, les jeunes avaient quitté la Guinée avant de transiter par la Gambie, où ils ont embarqué clandestinement dans l’espoir d’atteindre l’Europe. Leur périple s’est brutalement arrêté en Mauritanie.
D’après les témoignages recueillis :
- certains auraient perdu la vie ;
- d’autres seraient hospitalisés, souffrant de maltraitances et de conditions inhumaines ;
- plusieurs corps resteraient introuvables, plongeant les familles dans une angoisse infinie.
Pour Mariama Diallo, mère d’un jeune disparu, la situation est insoutenable :
« Nous ne voulons pas d’histoires, nous voulons juste nos enfants, morts ou vivants. Que l’État nous aide. »
Une marche symbolique mais déterminée
Les manifestants se sont rassemblés à Bonfi, brandissant photos, pancartes et prières. L’objectif : forcer les autorités guinéennes à s’impliquer activement dans la recherche des disparus et dans le rapatriement des survivants retenus en Mauritanie, où ils vivraient dans des conditions extrêmement précaires.
Un proche témoigne :
« Nous savons que certains sont encore en vie. Ils ont besoin d’être secourus. Le gouvernement doit agir maintenant. »
Un drame qui interroge les politiques migratoires
Cette tragédie relance le débat sur :
- les réseaux de migration clandestine,
- la protection des jeunes guinéens vulnérables,
- la coopération sécuritaire entre Conakry, Banjul et Nouakchott,
- et la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation.
Selon plusieurs organisations civiles, ce drame n’est pas isolé : de plus en plus de jeunes quittent la Guinée, poussés par le chômage, le désespoir et l’illusion d’une meilleure vie ailleurs.
Que va faire l’État ?
À l’heure où les familles restent mobilisées, une question demeure : quelle réponse officielle viendra du gouvernement guinéen ?
Les manifestants espèrent l’ouverture d’un canal diplomatique rapide avec la Mauritanie, un plan de rapatriement, ainsi qu’une enquête pour déterminer les responsabilités dans cette tragédie.
LeCri24 continuera de suivre cette affaire de près.
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