Coup de tonnerre politique à Conakry. La Cour suprême a rejeté ce jeudi la candidature de Lansana Kouyaté, leader du PEDN, scellant son exclusion définitive de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre.
Un verdict sans appel
Selon la décision de la plus haute juridiction du pays, la requête de Lansana Kouyaté visant à faire valider sa candidature a été déclarée irrecevable. Une conclusion qui met fin à plusieurs semaines d’incertitudes au sein du PEDN, dont les militants espéraient encore un retournement.
Un magistrat proche du dossier confie sous anonymat : « La Cour suprême a examiné tous les arguments. Aucun élément nouveau ne permettait d’infirmer le rejet initial. »
Un parti sous le choc
Au siège du PEDN, la déception est palpable. Des responsables du parti dénoncent une « décision injuste et lourde de conséquences pour la démocratie ». Lansana Kouyaté, ancien Premier ministre et figure politique de premier plan, espérait effectuer un retour remarqué sur la scène électorale.
Un militant rencontré devant le siège du parti résume le sentiment général : « C’est un coup dur, mais nous restons mobilisés pour la Guinée. »
Un paysage électoral qui se redessine
Avec ce rejet définitif, le nombre de candidats en lice pour la présidentielle de décembre se réduit davantage, accentuant les recompositions politiques en cours. Cette absence de Kouyaté pourrait redistribuer certaines alliances, notamment au centre de l’échiquier politique où le PEDN conserve une base historique.
Des analystes estiment que ce verdict pourrait profiter à plusieurs autres candidats en quête d’un électorat modéré. D’autres y voient un signe de la rigueur institutionnelle dans un contexte électoral tendu.
Quelles conséquences pour le PEDN ?
Le parti devra désormais décider s’il apporte son soutien à un autre candidat ou s’il opte pour une position neutre. Plusieurs réunions d’urgence seraient prévues dans les prochains jours.
Pour l’instant, aucune déclaration officielle de Lansana Kouyaté n’a été publiée, mais ses proches promettent une réaction imminente.
Vers un scrutin sous haute tension
À moins de deux mois de l’élection, la scène politique guinéenne continue d’être marquée par les disqualifications et les verdicts judiciaires. Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour l’ensemble des acteurs engagés dans cette course à la magistrature suprême.
— LeCri24
