La décision est tombée : la Cour suprême a rejeté la requête d’Ousmane Kaba, disqualifiant ainsi le président du PADES de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre. Un tournant majeur dans une campagne déjà sous haute tension.
Un rejet sans appel
La Cour suprême a confirmé, ce mardi, l’inéligibilité d’Ousmane Kaba à la présidentielle du 28 décembre 2025. Le leader du Parti des démocrates pour l’espoir (PADES) avait introduit un recours pour contester sa disqualification initiale, mais la haute juridiction a estimé que le dossier ne remplissait pas les critères nécessaires.
Selon des sources judiciaires proches du dossier, la Cour a soutenu que « les irrégularités relevées demeurent substantielles et ne permettent pas de valider la candidature ». Aucune précision officielle n’a filtré sur les points exacts ayant motivé ce rejet.
Une onde de choc politique
Dans son entourage, la déception est immense. Un cadre du PADES, joint par téléphone, affirme que le parti « respecte la décision mais s’interroge sur le traitement réservé à certains dossiers de candidature ».
Pour de nombreux militants, cette décision prive leur formation d’un visage majeur de l’opposition modérée.
L’exclusion d’Ousmane Kaba rebat les cartes de la présidentielle. À quelques semaines du scrutin, ses électeurs potentiels devront se reporter sur d’autres candidats, ce qui pourrait modifier l’équilibre des forces au sein du paysage politique.
Contexte : une élection sous tension
La présidentielle de décembre réunit neuf candidats validés par la Cour constitutionnelle. À 65 ans, Ousmane Kaba espérait défendre son projet économique centré sur l’emploi, la transformation locale et l’industrialisation. Sa disqualification confirme la sévérité du contrôle exercé cette année sur les dossiers de candidature.
Cette décision intervient alors que la campagne électorale s’annonce particulièrement stratégique, marquée par la compétition entre figures d’expérience et nouveaux visages.
Et maintenant ?
Le PADES n’a pas encore annoncé sa position officielle pour la suite : ralliement, appel au boycott ou participation symbolique à la campagne. Une déclaration du parti est attendue dans les prochaines heures.
Ce rejet définitif ouvre une nouvelle phase dans la course au fauteuil présidentiel. Les prochains jours diront comment cette éviction influencera le jeu politique et les alliances à l’approche du 28 décembre.
— LeCri24
