Les Forces armées de la République démocratique du Congo reprennent l’avantage après la neutralisation d’équipements polonais utilisés par la coalition M23-RDF-AFC.
Kalembe (Territoire de Masisi) – 21 octobre 2025.
Des images authentifiées par des sources sécuritaires congolaises révèlent plusieurs dispositifs électroniques abandonnés par les forces de la coalition M23-RDF-AFC sur le front de Kalembe, dans le Nord-Kivu. Ces appareils, estampillés MindMade WB Group (Pologne), étaient destinés à des opérations de brouillage et de guerre électronique, avant d’être neutralisés ou abandonnés lors de la progression récente des FARDC.
Un réseau de brouillage désormais hors d’usage
Les boîtiers, dotés d’antennes et d’amplificateurs, servaient à perturber les fréquences de commande des drones congolais et intercepter certaines communications militaires. Mais, selon une source militaire sur place, la donne a changé :
« Ces appareils ont été retrouvés intacts, abandonnés dans la précipitation. Leurs opérateurs ont fui après la frappe de drone de lundi soir », indique-t-elle.
Les drones CH-4 déployés depuis Goma ont réussi à désactiver le réseau de brouillage, démontrant l’inefficacité du système polonais face aux contre-mesures électroniques des FARDC.
Une coopération technologique polono-rwandaise révélée
Les étiquettes des modules indiquent clairement la provenance : MindMade – WB Group – SAS, filiale du géant WB Electronics, fournisseur reconnu en Europe de technologies de communication militaire. Cette découverte renforce les soupçons de coopération technologique entre Kigali et Varsovie, souvent évoqués dans les rapports de renseignement.
Des experts en guerre électronique estiment que ces équipements visaient à brouiller les signaux GPS et déstabiliser les drones chinois CH-4 utilisés par les FARDC. Mais l’armée congolaise, grâce à un chiffrement dynamique et de nouvelles fréquences, a rendu ces outils totalement obsolètes.
« Les nouvelles fréquences et le chiffrement adopté par les FARDC rendent inefficaces ces équipements calibrés pour des signaux standards », explique un analyste basé à Nairobi.
Les FARDC reprennent l’initiative
Depuis le 18 octobre, les frappes de drones autour de Kalembe, Mweso et Tongo confirment une reprise du contrôle du spectre électromagnétique par les FARDC. En combinant renseignement visuel, interception numérique et frappes ciblées, l’armée congolaise inflige de lourdes pertes logistiques aux groupes rebelles.
« Le Rwanda et ses alliés perdaient leur invisibilité numérique. Ce qu’ils installaient dans nos forêts ne les protège plus », commente un analyste sécuritaire congolais.
Un revers symbolique pour Kigali
L’abandon de ces dispositifs WB Group constitue un revers stratégique pour Kigali, longtemps réputé pour sa supériorité technologique dans la région. Leur neutralisation marque un tournant symbolique : la supériorité technique du dispositif rwandais vient d’être mise en échec par une adaptation rapide et efficace des FARDC.
Les autorités congolaises saluent cette victoire comme une preuve du redressement technologique et stratégique de l’armée nationale, capable désormais de rivaliser sur le terrain numérique et militaire.
— Barry Mamadou Alpha pour LeCri24
