Après trois semaines d’angoisse et de mobilisation nationale, le mystère autour de l’enlèvement du nouveau-né du Centre Médical Communal (CMC) de Ratoma vient d’être levé. La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a présenté ce mardi à la presse la présumée auteure de ce rapt qui avait ému tout le pays.
Il s’agit de Haby Diallo, 43 ans, gestionnaire à la Direction Générale des Impôts (DGI). Selon les enquêteurs, cette femme aurait minutieusement planifié l’enlèvement du nourrisson avec la complicité de trois sages-femmes du centre de santé, aujourd’hui sous les verrous.
Une enquête rapide et décisive
Dès le signalement de la disparition du bébé le 1er octobre, les équipes de la DCPJ ont mis en place un dispositif spécial pour remonter la piste des suspects. Après plusieurs recoupements et filatures, le nouveau-né a été retrouvé sain et sauf, grâce à une opération coordonnée entre les services d’enquête et la protection de l’enfance.
Les premières auditions révèlent que la présumée enleveuse aurait agi dans un contexte personnel trouble, profitant de complicités internes au CMC pour accéder à la salle de maternité et subtiliser l’enfant.
Des mesures exemplaires attendues
La DCPJ a promis que toutes les personnes impliquées répondront de leurs actes devant la justice. Du côté du ministère de la Santé, une enquête administrative est en cours pour établir les responsabilités internes et renforcer la sécurité dans les structures hospitalières.
Cet incident dramatique soulève une fois de plus la question du contrôle et de la surveillance dans les établissements publics de santé, où la confiance des citoyens reste fragile.
Mais pour l’heure, la nouvelle qui rassure les familles guinéennes, c’est que le bébé — victime innocente de cette affaire sordide — a été retrouvé sain et sauf.
— Barry Mamadou Alpha pour LeCri24
