Coup de tonnerre sur la scène politique guinéenne. Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a annoncé, ce mercredi, la suspension pour une durée de 90 jours de trois formations politiques majeures, accusées d’être en situation irrégulière.
Les partis concernés
La décision, signée par le ministre Ibrahim Kalil Condé, vise :
- L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo
- Le Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc-en-Ciel (RPG-AEC), ancien parti au pouvoir de l’ex-président Alpha Condé
- Le Parti de Renouveau et du Progrès (PRP)
Selon le document officiel, ces formations n’ont pas respecté les prescriptions issues du rapport d’évaluation publié en mars 2025. Elles avaient un délai de 45 jours pour se conformer aux exigences de la Charte des partis politiques, ce qui n’a pas été fait.
Conséquences de la suspension
Durant les trois mois de suspension, les partis visés doivent cesser toutes activités politiques sur le territoire national. Cela inclut l’interdiction de :
- tenir des réunions ou manifestations,
- mener des campagnes de propagande,
- fonctionner à travers leurs fédérations, sections et comités de base.
Toute violation expose les contrevenants à des sanctions prévues par la législation en vigueur, notamment le Code pénal et la Charte des partis politiques.
Et après ?
Les formations suspendues disposent d’un délai de trois mois pour corriger les manquements constatés. À l’issue de cette période, un réexamen de leur situation sera effectué par les services compétents. Si les corrections sont jugées insuffisantes, des mesures plus sévères pourraient être prises.
Cette suspension frappe un coup dur à l’opposition guinéenne, puisque l’UFDG et l’UFR de Sidya Touré (bien que non citée dans le décret, elle reste ciblée dans le débat politique) constituent des poids lourds sur l’échiquier national, aux côtés du RPG-AEC. Elle relance également les interrogations sur le climat politique en Guinée, à l’approche des prochaines échéances électorales.
Les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’avenir de ces partis et pour l’équilibre du jeu politique guinéen.
LECRI24
