Kampala, 02 mai 2025 – En Ouganda, le chef d’état-major et fils du président, le général Muhoozi Kainerugaba, a une fois de plus enflammé la scène politique en assumant publiquement, via les réseaux sociaux, la détention dans sa propre résidence d’un garde du corps proche de l’opposition. Cette déclaration survient après que des membres du parti NUP, dirigé par Bobi Wine, ont dénoncé l’enlèvement violent du garde par des hommes armés en uniforme.
Mais c’est surtout une formulation menaçante et vulgaire, destinée à Bobi Wine lui-même, qui scandalise :
« Cette fois, je vais te prendre les c0uilles », a-t-il écrit, dans un message largement relayé.
Provocations répétées ou stratégie de dissuasion ?
Déjà coutumier de propos controversés, Muhoozi semble franchir une nouvelle ligne rouge. Utiliser la plateforme numérique comme levier de menace directe contre un opposant soulève des questions sur la neutralité de l’appareil sécuritaire et sur la concentration des pouvoirs.
Pour de nombreux observateurs, ce type de message renforce les soupçons selon lesquels le pouvoir ougandais se militarise davantage, tout en muselant l’opposition par l’intimidation.
« Il ne s’agit pas d’une maladresse, mais d’un message politique clair », estime un spécialiste de la région.
Bobi Wine appelle à la vigilance internationale
Face à ces événements, Bobi Wine appelle la communauté internationale à condamner ces agissements. Selon lui, ces menaces illustrent un glissement autoritaire de plus en plus dangereux pour la stabilité du pays.
Malgré les tensions, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part de la présidence ou du ministère de la Défense, alors que les appels à l’apaisement et à la transparence se multiplient dans les rangs de la société civile et au sein de la diaspora ougandaise.
✍️ Barry Mamadou Alpha
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