Le commandant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba, figure parmi les 35 candidats dont la candidature à la présidentielle du 28 décembre 2025 a été provisoirement rejetée par la Cour suprême. En cause : l’absence de certificat médical attestant de sa santé physique et mentale, un document obligatoire pour valider toute candidature.
Une exclusion jugée “injuste” par la défense
Toumba, détenu à la maison centrale de Conakry où il purge une peine de 10 ans pour son rôle dans les événements du 28 septembre 2009, n’a pas pu être présenté au collège médical. Selon ses avocats, Me Lanciné Sylla et Me Paul Yomba Kourouma, la responsabilité de cette omission incombe au ministère de la Justice, qui n’aurait pas autorisé son client à se rendre à l’examen.
« Les magistrats suprêmes rendront le droit et comprendront que la faute incombe à l’administration, au chef du département de la Justice, qui a parlé avec l’homme jusqu’à la dernière minute », a déclaré Me Yomba Kourouma. Il dénonce une mesure “discriminatoire” : « Si Toumba venait à être recalé, ce serait une injustice, une brimade et un mal jugé. »
Une bataille juridique à venir
Les avocats du commandant Toumba ont interjeté appel de cette décision. Ils réclament la réhabilitation de leur client et la restauration de ses droits politiques, affirmant que tous les autres documents requis ont été fournis.
La Cour suprême devrait se prononcer dans les prochains jours, alors que la tension monte à l’approche d’une élection présidentielle déjà très scrutée.
— LeCri24
