Le porte-parole du gouvernement guinéen, Ousmane Gaoual Diallo, a réagi ce vendredi sur les ondes de RFI à la plainte déposée par les avocats de l’opposant Cellou Dalein Diallo auprès de la Cour de justice de la CEDEAO. Ces derniers exigent la réinscription de leur client sur la liste électorale, jugeant que son exclusion porterait atteinte à ses droits civiques et au caractère démocratique du futur scrutin présidentiel.
Face à cette démarche, Ousmane Gaoual Diallo a fermement défendu la position du gouvernement, rappelant que l’inscription sur les listes électorales dépend de la résidence principale du citoyen. « L’inscription aux listes électorales est étroitement liée à la résidence principale. Or, celle de Cellou Dalein Diallo est bien à Conakry », a-t-il affirmé.
Le ministre a ensuite mis en doute la logique du discours de l’opposant : « Quelqu’un qui se dit en exil, c’est-à-dire qui prétend avoir fui les autorités de son pays, ne peut pas s’installer dans une ambassade d’un État qu’il dit avoir fui. S’il est simplement en mission politique, il peut interrompre sa mission pour venir s’enrôler, comme tout citoyen. Mais il ne peut pas réclamer un traitement de faveur », a-t-il insisté.
Pour étayer son propos, Ousmane Gaoual Diallo a cité l’exemple de l’épouse de l’ancien Premier ministre, qui s’est, selon lui, rendue sans difficulté à Conakry pour procéder à son enrôlement.
En conclusion, le porte-parole du gouvernement a invité l’opposant à « distinguer entre la propagande politique et la réalité administrative ». Avant d’ajouter : « Se présenter constamment comme une victime ne change rien aux règles qui s’appliquent à tous. Chaque citoyen s’enrôle là où il réside principalement. »
— LeCri24
