Le pays va recevoir la 7ᵉ édition du Festival international soninké, selon le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. L’annonce est tombée à l’issue d’une audience avec la Fédération des associations soninkés du monde. Ce festival soninké en Guinée suscite déjà une attente : que changera-t-il pour les Guinéens, alors que la date et le lieu restent inconnus ?
Au-delà de l’annonce, l’enjeu est celui de la place de la Guinée dans un rendez-vous qui circule entre plusieurs pays. Le choix du pays hôte n’est pas anodin : il valorise une communauté et sa culture sur un sol qui l’accueille.
Mais l’essentiel de l’organisation reste à préciser.
Une annonce faite lors d’une audience ministérielle
Dans un communiqué publié sur son site, le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat indique que l’annonce a été faite le vendredi, lors d’une audience accordée par le ministre, Moussa Moïse Sylla. Il recevait une délégation de la Fédération, menée par son président, Abdoulaye Bathily.
Selon le ministère, la désignation de la Guinée suit le principe de rotation entre les pays membres de la communauté soninké. Le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Gambie ont déjà accueilli des éditions précédentes.
Un soutien annoncé, des contours encore flous
Le ministre a redit que son département était prêt à accompagner les préparatifs de cette 7ᵉ édition. Il a aussi chargé ses collaborateurs d’étudier le cahier des charges et de collaborer avec les organisateurs.
Ce signal est favorable aux organisateurs. Toutefois, le communiqué ne précise ni la date du festival, ni son lieu exact en Guinée, ni le budget ou les moyens financiers prévus, ni le nombre de participants attendus. Le contenu du cahier des charges n’est pas détaillé non plus.
Accueillir le festival soninké : quels enjeux pour la Guinée ?
Recevoir un festival international soninké pourrait offrir de la visibilité à la culture soninké et aux liens entre les pays de la communauté. Les retombées éventuelles pour Conakry ou pour les communautés soninkés du pays dépendront toutefois de choix d’organisation qui n’ont pas encore été rendus publics.
Il serait donc prématuré d’évaluer ce que l’événement apportera, tant que le lieu, la date et les moyens ne sont pas connus.
Ce qu’on attend désormais
Les prochaines étapes diront si l’annonce se traduit par un calendrier clair. Quand le festival aura-t-il lieu ? Où se tiendra-t-il ? Quel accompagnement concret apportera le ministère, au-delà de la disponibilité affirmée ? Les réponses permettront aux publics concernés de s’organiser et de mesurer la portée de cette 7ᵉ édition.
Et vous, qu’attendez-vous d’un festival soninké accueilli en Guinée ?
— La Rédaction