Économie

Pont de Faranah : un chantier un peu en deçà de la prévision

Pont de Faranah : le chantier atteint 43,78 % contre 44,73 % prévus. Le ministre du Plan et l'ambassadeur du Japon ont visité les travaux sur le Niger.

Pont de Faranah : un chantier un peu en deçà de la prévision

Le ministre du Plan, Ismaël NABE, a visité le chantier du pont sur le fleuve Niger à Faranah, avec l’ambassadeur du Japon. Selon le ministère, l’avancement physique reste légèrement sous la prévision. Où en est le pont de Faranah, et le calendrier peut-il être tenu jusqu’en mars 2028 ?

Une visite de terrain avec l’ambassadeur du Japon

Au-delà de la visite protocolaire, ce déplacement permet de mesurer où en est un chantier suivi de près. Dans un communiqué publié sur son site, le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement indique que le ministre Ismaël NABE s’est rendu sur le chantier du pont sur le fleuve Niger, aux côtés de l’ambassadeur du Japon, KATO Ryuichi.

Le directeur national des Infrastructures, Mandjan TRAORE, a pris part à la visite en représentant le ministre des Infrastructures. Les entreprises japonaises Dainippon et Katahira sont, selon le communiqué, impliquées dans la construction de l’ouvrage.

Avant de gagner le site, le ministre et l’ambassadeur ont été reçus par le Sotikèmö de Faranah. Les sages ont offert à l’ambassadeur un boubou traditionnel, en le considérant comme un fils de Faranah.

Mais derrière ce geste symbolique, c’est bien l’état d’avancement des travaux qui retient l’attention.

Les chiffres du chantier : 43,78 % contre 44,73 % prévus

Côté exécution physique, le chantier en est à 43,78 %, alors que la progression prévue était de 44,73 %. L’écart reste donc inférieur à un point, mais il existe.

Le lancement des travaux date d’août 2025, avec une durée contractuelle de 32 mois : le chantier doit courir jusqu’en mars 2028. Les équipes techniques visent 50 % de réalisation à la fin de décembre 2026.

Le communiqué avance une explication partielle : la crue exceptionnelle du fleuve Niger, supérieure d’environ 1,5 mètre à celle de l’année précédente, a temporairement perturbé le remblayage et le transport de latérite.

Sur les 45 poutres précontraintes nécessaires, cinq sont déjà fabriquées, et une sixième était programmée pour le coulage au lendemain de la visite. Par ailleurs, d’après le consultant du projet, les ressortissants de Faranah reçoivent 67,5 % des emplois créés.

Un retard limité : quelle marge pour tenir les délais ?

Un écart de moins d’un point ne dit pas, à lui seul, si le calendrier est en danger. Tout dépendra de la capacité du chantier à rattraper ce décalage et à atteindre les 50 % visés à la fin de décembre 2026.

La crue du fleuve est présentée comme une perturbation temporaire. Il serait toutefois prématuré d’en conclure qu’elle explique à elle seule l’écart : le communiqué ne détaille pas les raisons de ce retard.

La fabrication des poutres sera aussi un indicateur à suivre : avec cinq poutres fabriquées sur 45, l’essentiel de cette étape reste à accomplir. Quant à l’emploi local, le chiffre de 67,5 % est donné par le consultant du projet, dont le nom n’est pas précisé.

Les questions qui restent ouvertes à Faranah

Plusieurs informations manquent encore : le coût total du projet, le montant du financement restant à mobiliser, la source exacte du financement japonais, ainsi que la nature et la date d’achèvement des équipements venant du Japon.

Ces réponses seront déterminantes pour apprécier la solidité du chantier jusqu’en mars 2028. Elles permettront aussi aux habitants de Faranah de savoir à quelle échéance l’ouvrage pourra être utilisé.

En attendant, le prochain repère est fixé : 50 % de réalisation à la fin de décembre 2026.

Et vous, habitants de Faranah, qu’attendez-vous en priorité de ce pont sur le Niger ?

— La Rédaction

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