CONAKRY — Le chiffre est sorti à l’audience ce mercredi 6 mai. Près de 240 milliards de francs guinéens. C’est le montant du détournement de fonds publics dont est accusé Damantang Albert Camara devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières.
Sa réponse, à la barre : il rejette l’ensemble des faits.
Le dossier a été renvoyé au 20 mai 2026 pour la poursuite des débats.
Ce que représente ce chiffre
240 milliards de francs guinéens. Pour donner l’échelle à un Conakryka ordinaire : c’est l’équivalent d’environ 26 millions de dollars américains. C’est plusieurs années de budget de fonctionnement d’un hôpital régional. C’est des dizaines de kilomètres de route. C’est l’argent public — celui des contribuables guinéens.
L’accusation portée contre Damantang Albert est celle de détournement de deniers publics. Une infraction que la CRIEF, créée précisément pour ce type d’affaires, traite depuis 2022 dans plusieurs dossiers mettant en cause d’anciens responsables de l’État.
« Je rejette les faits »
Face aux charges, Damantang Albert n’a pas plaidé coupable. Il a nié. Catégoriquement, selon les comptes rendus de l’audience. Sa défense n’a pas encore exposé ses arguments dans le détail — le dossier sera repris le 20 mai.
La CRIEF procède méthodiquement. Les audiences de la juridiction spécialisée dans les infractions économiques sont souvent longues, techniques, et jalonnées de renvois. Ce renvoi au 20 mai n’est pas une acquittement — c’est une étape dans un processus judiciaire qui continue.
LeCri24 suivra la prochaine audience et vous informera des développements dès le 20 mai.
Contacté par LeCri24, le conseil de Damantang Albert n’a pas répondu à notre demande au moment de la publication.
💬 Pensez-vous que la CRIEF joue un rôle réel dans la lutte contre la corruption en Guinée ?
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