CONAKRY — Le FRONDEG est parti. Mais tout le monde ne veut pas qu’il reste dehors.
Bogola Haba est candidat aux élections législatives du 31 mai. Il est dans la mouvance présidentielle. Ce lundi, il a pris la parole pour appeler le Front Démocratique de Guinée à revoir sa décision de retrait du processus électoral. Selon lui, les irrégularités dénoncées par Abdoulaye Yéro Baldé et son équipe ne justifient pas une sortie du processus. Il met en garde contre une lecture qu’il juge trop simpliste de la situation.
C’est un signal politique que LeCri24 ne laisse pas passer.
Quand la mouvance présidentielle demande à l’opposition de revenir, il y a au moins deux façons de lire ce geste. La première : un appel sincère au dialogue, la volonté que le scrutin du 31 mai soit le plus représentatif possible. La seconde : un calcul de légitimation — un scrutin où l’opposition est présente est un scrutin dont les résultats seront plus difficiles à contester.
Le FRONDEG, lui, a maintenu sa position ce dimanche 3 mai à travers ses candidats du Grand Conakry, qui ont confirmé leur retrait à l’unanimité. « Nous prenons la parole d’une seule et même voix pour affirmer, sans ambiguïté ni équivoque, notre solidarité totale et inconditionnelle à la décision rendue par le Bureau Politique National », avait déclaré Fatoumata Dansoko.
La Cour suprême est saisie par la DGE sur le cas des candidats FRONDEG qui refusent de suivre le mot d’ordre de leur parti. Sa décision pourrait tomber en début de semaine.
À vingt-sept jours du scrutin, le processus électoral guinéen reste profondément disputé sur sa lisière. Les urnes, elles, attendent le 31 mai.
💬 Si le FRONDEG revenait dans le processus demain, changeriez-vous votre avis sur le 31 mai ?
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