À Boké, l’affaire des cinq élèves sanctionnées pour des vidéos jugées déplacées sur les réseaux sociaux connaît un nouveau tournant. Après une première décision disciplinaire rendue le 16 février 2026, les autorités éducatives ont finalement opté pour une mesure rectificative, permettant aux concernées de reprendre les cours sous certaines conditions.
Une sanction réexaminée après médiation
Dans un document officiel daté du 17 février 2026, la Direction préfectorale de l’Éducation de Boké annonce la révision de la décision initiale. Cette rectification intervient après plusieurs démarches : plaidoyer des parents d’élèves, intervention de la coordination de l’Association des Parents d’Élèves et Amis de l’École (APAE), implication de sages et imams, ainsi que des engagements écrits fournis par les établissements concernés.
Selon le texte, les cinq élèves, toutes scolarisées dans des lycées de Boké, avaient été sanctionnées pour leur implication dans des contenus diffusés en ligne et jugés contraires aux règles de discipline scolaire.
Reprise des cours… mais sous surveillance
La nouvelle décision autorise les jeunes filles à regagner les salles de classe. Toutefois, cette réintégration est conditionnée par des engagements écrits et signés individuellement par leurs parents.
En complément, les élèves devront participer à une corvée de nettoyage au sein de leur établissement pendant une durée d’un mois. Une mesure présentée comme éducative, visant à rappeler les valeurs de responsabilité et de respect du cadre scolaire.
Discipline ou pédagogie ?
Cette affaire relance le débat sur la gestion des comportements des élèves à l’ère des réseaux sociaux. Faut-il privilégier l’exclusion ou la pédagogie ? Pour les autorités locales, la voie choisie semble être celle de la fermeté accompagnée d’une seconde chance.
Dans un contexte où les contenus numériques circulent rapidement et peuvent ternir l’image des établissements, l’école guinéenne se retrouve face à un défi majeur : concilier discipline, prévention et accompagnement éducatif.
Un signal pour les élèves et les parents
Au-delà du cas de ces cinq lycéennes, cette décision envoie un message clair aux élèves et aux familles : les actes posés en ligne peuvent avoir des conséquences réelles. Mais elle souligne aussi l’importance du dialogue entre administration scolaire, parents et leaders communautaires.
Reste à savoir si cette approche contribuera à apaiser les tensions et à renforcer la sensibilisation sur l’usage responsable des réseaux sociaux en milieu scolaire.
L’évolution de cette situation sera suivie de près par la communauté éducative de Boké et au-delà.
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