La Cour d’Appel de Conakry ouvre une nouvelle page de son histoire. Alphonse Charles Wright a officiellement pris fonction comme premier président de cette juridiction stratégique, dans un contexte où la justice reste au cœur des attentes citoyennes.
Dès sa prise de parole, le nouveau premier président a opté pour un discours direct, sans concession, traçant les lignes directrices de son mandat. « Je ne suis là pour personne, je ne suis là contre personne. L’injustice doit cesser », a-t-il martelé devant magistrats et acteurs judiciaires. Un message clair qui place l’impartialité au sommet des priorités.
Au-delà des principes, Alphonse Charles Wright a insisté sur un point sensible : la lenteur des procédures. Selon lui, les dossiers ne doivent plus s’éterniser au détriment des justiciables. « Nous devons avoir pitié des citoyens. Respectons strictement les délais de procédure », a-t-il rappelé, soulignant que la célérité judiciaire constitue un droit fondamental et non une faveur.
Conscient de l’ampleur de sa fonction, le nouveau premier président a également évoqué les prérogatives importantes attachées à son poste. « Les pouvoirs du premier président sont exorbitants, mais ils doivent être utilisés à bon escient », a-t-il précisé, appelant à une gouvernance judiciaire responsable, équilibrée et respectueuse des textes.
Cette prise de fonction intervient à un moment où la population guinéenne réclame une justice plus humaine, crédible et accessible. Les déclarations du nouveau patron de la Cour d’Appel de Conakry suscitent donc espoir et vigilance. Les prochains mois permettront de mesurer la traduction concrète de ces engagements dans le fonctionnement quotidien des juridictions.
La balle est désormais dans le camp de l’institution judiciaire, appelée à répondre à cette promesse de rupture avec les pratiques décriées et de restauration de la confiance entre la justice et les citoyens.
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