Dans une sortie politique aux accents tranchants, Tibou Kamara estime que le temps de Bah Oury à la tête du gouvernement est désormais clos. Selon lui, la mission de Premier ministre « généraliste », doté de larges prérogatives et intervenant sur tous les fronts, a atteint ses limites. Le message est clair : l’heure n’est plus à la gestion technocratique, mais au combat politique.
Pour Bah Oury, Tibou Kamara esquisse une nouvelle trajectoire : revenir à ce qu’il maîtrise le mieux, à savoir la bataille politique et électorale. « Conduire son camp à des victoires », martèle-t-il, suggérant que l’arène partisane est le terrain naturel où l’ancien Premier ministre pourrait encore peser.
L’analyse va plus loin. Tibou Kamara décrit Bah Oury comme une figure clivante, capable de tirer avantage des symboles du pouvoir, des leviers de l’État et du contexte politique actuel marqué par un certain vide. Autrement dit, les atouts accumulés au sommet de l’exécutif pourraient devenir des armes politiques redoutables, s’ils sont habilement réinvestis.
Derrière cette prise de position se dessinent des enjeux majeurs : la recomposition du paysage politique, la préparation des futures échéances électorales et la place qu’occuperont les anciens acteurs de la transition. La question reste entière : Bah Oury saura-t-il transformer l’héritage du pouvoir en capital politique durable ?
Une chose est sûre : la sortie de Tibou Kamara ravive le débat et remet au centre la frontière, souvent floue, entre gouvernance et militantisme politique en Guinée.
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