À Enco5, dans la capitale guinéenne, plusieurs familles se retrouvent aujourd’hui sans abri après une opération de déguerpissement menée sans préavis suffisant, selon les victimes. Une situation qui provoque indignation, incompréhension et inquiétude au sein de ce quartier populaire de Conakry.
Parmi les personnes touchées, Sayo Bayo, visiblement éprouvé, raconte la brutalité de l’opération. « Ils auraient dû nous donner deux semaines ou un mois de préavis, mais cela n’a pas été le cas », déplore-t-il. Comme lui, de nombreux résidents affirment avoir été pris de court, sans le temps nécessaire pour évacuer leurs biens ou trouver une solution de relogement.
Une opération soudaine, des familles désemparées
Selon les témoignages recueillis sur place, les équipes chargées du déguerpissement seraient intervenues de manière inattendue, entraînant la destruction de plusieurs habitations. Des femmes, des enfants et des personnes âgées se retrouvent désormais exposés aux intempéries, dépendant de la solidarité du voisinage ou de proches.
Pour les habitants, le problème n’est pas seulement le déguerpissement en lui-même, mais surtout l’absence de communication et d’accompagnement. « Nous comprenons que l’État puisse récupérer des domaines, mais il faut prévenir et respecter les gens », confie un autre riverain.
Des questions sans réponses
Jusqu’à présent, aucune communication officielle détaillée n’a été faite sur les modalités de cette opération à Enco5. Les victimes réclament des explications claires, un dialogue avec les autorités locales et, surtout, des mesures d’urgence pour les familles sinistrées.
Ce nouvel épisode relance le débat sur la gestion des déguerpissements à Conakry, souvent dénoncés pour leur caractère précipité et leur impact social lourd. Les habitants espèrent désormais une réaction rapide des autorités afin d’éviter que la situation ne se transforme en crise humanitaire locale.
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