Le spectre d’une nouvelle paralysie du système éducatif guinéen refait surface. Alors que la rentrée du nouvel an s’annonce déjà sous tension, les autorités ont engagé, ce vendredi 2 janvier 2026, une reprise des discussions avec l’intersyndicale de l’éducation, dans l’espoir d’éviter une grève annoncée par les enseignants.
Autour de la table des négociations figurent les principales organisations syndicales du secteur : le Syndicat national de l’éducation (SNE), la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) et le SLECG. Une rencontre jugée décisive, tant la crise couvait depuis plusieurs semaines.
Une grève en ligne de mire
Dans un ton ferme, le SNE a déjà prévenu : une grève pourrait être déclenchée à partir du 5 janvier, si aucune avancée concrète n’est enregistrée. En cause, des retards persistants de paiement, des primes impayées et des conditions de travail qualifiées d’indignes par les enseignants.
« Les promesses se multiplient, mais sur le terrain, rien ne change », confient plusieurs responsables syndicaux, dénonçant un malaise profond au sein des écoles publiques. Selon eux, l’exaspération est telle que les cours pourraient être suspendus dès la première semaine de l’année, affectant des milliers d’élèves à travers le pays.
Le gouvernement sous pression
Du côté des autorités, la reprise du dialogue est présentée comme une volonté d’apaisement. L’exécutif assure vouloir désamorcer la crise par la concertation, tout en appelant les syndicats à la retenue pour préserver l’année scolaire.
Mais sur le terrain, enseignants et parents d’élèves restent sceptiques. Beaucoup redoutent une nouvelle année scolaire hachée, dans un contexte déjà marqué par les difficultés économiques et sociales.
Une semaine décisive pour l’école guinéenne
Les prochains jours seront déterminants. Soit les négociations aboutissent à des engagements clairs et datés, soit le pays pourrait revivre le scénario des classes désertées et des calendriers scolaires bouleversés.
En attendant, élèves, parents et enseignants retiennent leur souffle, conscients que l’avenir immédiat de l’école guinéenne se joue maintenant, autour de la table des négociations.
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