Une vive tension a secoué le quartier de Sonfonia Africof, dans la capitale guinéenne, dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 décembre. Des coups de feu nourris ont retenti à plusieurs reprises, plongeant les habitants dans une inquiétude profonde, à quelques heures seulement du scrutin.
Une nuit sous les balles
Selon de nombreux témoignages recueillis sur place, les détonations ont commencé tard dans la nuit et se sont poursuivies de manière intermittente jusqu’aux environs de 6 heures du matin. Réveillés en sursaut, des riverains disent avoir vécu des heures d’angoisse, sans comprendre l’origine de ces tirs ni ce qui se déroulait exactement dans leur quartier.
Déploiement massif des forces spéciales
Au petit matin, la situation a pris une tournure encore plus spectaculaire. Plusieurs agents des forces spéciales, appuyés par des blindés, ont été aperçus en train de ratisser la zone de Sonfonia Africof. Des fouilles maison par maison ont été signalées, tandis que des patrouilles sécurisaient les principaux axes du secteur.
Des coups de feu ont également été rapportés dans d’autres zones de la haute banlieue de Conakry, notamment à Foulamadina et à Sonfonia Gare, renforçant le sentiment d’un climat sécuritaire tendu à l’échelle de plusieurs quartiers.
Images virales et climat de tension
Depuis leurs domiciles, certains habitants ont filmé les mouvements des blindés et des militaires. Ces images, largement partagées sur les réseaux sociaux, montrent une présence sécuritaire inhabituelle et traduisent une atmosphère lourde, marquée par la peur et l’incertitude.
Par ailleurs, des impacts de balles auraient été observés sur les lieux, accompagnés d’objets assimilés à des gris-gris, selon des témoignages locaux. Des éléments qui alimentent les interrogations et les rumeurs, en l’absence d’informations officielles.
Silence des autorités, appel à la prudence
À l’heure où nous publions ces lignes, aucune communication officielle n’a été faite sur les causes exactes des tirs, l’objectif du ratissage ni l’existence éventuelle d’un bilan. Les autorités compétentes n’ont pas encore apporté d’éclaircissements, laissant les populations dans l’attente.
En attendant une déclaration du ministre porte-parole du gouvernement, la situation reste sous étroite surveillance. Les populations sont invitées à la plus grande prudence, à éviter les zones sensibles et à se fier exclusivement aux sources officielles pour toute information confirmée.
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