Le quartier de Kaloum s’est réveillé une fois de plus sous le choc. Dans la matinée du samedi 20 décembre 2025, le corps sans vie d’un homme d’environ 38 ans a été découvert au débarcadère de Boulbinet, attaché à une pirogue amarrée sur les lieux.
Alertées, les forces de sécurité ont rapidement sécurisé le périmètre. Les premières constatations effectuées par la police technique et scientifique n’ont révélé aucune trace apparente de coups ni de lutte. Selon des sources sécuritaires, la thèse d’une overdose liée à la consommation de kush reste, à ce stade, la piste la plus sérieusement envisagée.
La victime, originaire de la commune de Dixinn, était connue pour fréquenter régulièrement ce débarcadère, tristement réputé comme un point de rassemblement de consommateurs de stupéfiants. Depuis plusieurs mois, Boulbinet est cité parmi les zones sensibles de la capitale, où la circulation et l’usage de drogues dures gagnent du terrain.
Ce nouveau drame ravive l’inquiétude des riverains, excédés par la multiplication des décès dans des conditions similaires. « Chaque semaine, on parle d’un mort de plus. On a peur pour nos enfants », confie un habitant du secteur, sous couvert d’anonymat.
Face à cette situation alarmante, les autorités locales annoncent une vaste opération de ratissage dans les prochains jours. Objectif affiché : démanteler les réseaux de drogue, sécuriser durablement les zones à risque et prévenir de nouveaux drames humains.
Au-delà de la répression, cette énième perte humaine relance aussi le débat sur la prise en charge sanitaire et sociale des consommateurs de drogues, dans un contexte où la kush continue de faire des ravages silencieux au sein de la jeunesse guinéenne.
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