Après plusieurs semaines de suspension, Kaback TV est autorisée à reprendre ses émissions. La décision a été rendue publique ce vendredi 12 décembre 2025 à Conakry par la Haute Autorité de la Communication (HAC), à l’issue d’une session plénière extraordinaire.
Mais cette reprise n’est ni totale ni automatique : elle s’accompagne de mesures disciplinaires claires et d’exigences formelles imposées à la direction de la chaîne.
Une reprise conditionnée à des sanctions précises
Selon la décision officielle, la HAC accorde à Kaback TV une autorisation exceptionnelle de diffusion, tout en maintenant certaines sanctions. La chaîne reste notamment privée de l’émission incriminée “TELERO” pour une durée de trois mois. Cette mesure vise à prévenir toute récidive et à rappeler les obligations professionnelles qui encadrent l’exercice du métier.
Autre exigence majeure : la présentation d’excuses publiques. La Direction générale de Kaback TV est tenue d’adresser des excuses formelles aux artistes mis en cause lors de l’émission ayant conduit à la sanction. Une condition jugée indispensable par l’organe de régulation pour apaiser les tensions et restaurer un climat de respect.
La HAC rappelle le cadre légal et déontologique
Dans sa motivation, la Haute Autorité s’appuie sur les textes en vigueur encadrant la liberté de la presse et la responsabilité éditoriale des médias audiovisuels. Elle rappelle que la liberté d’expression ne saurait justifier les dérapages, propos diffamatoires ou atteintes à la dignité, surtout dans un contexte médiatique très suivi par l’opinion publique.
La décision, signée par le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, précise qu’elle entre en vigueur dès sa signature et sera enregistrée puis publiée au Journal officiel de la République de Guinée, conformément aux procédures.
Un signal fort pour l’ensemble du paysage médiatique
Au-delà du cas Kaback TV, cette décision envoie un message clair à l’ensemble des médias guinéens : la rigueur, le professionnalisme et le respect des personnes restent non négociables. Pour de nombreux observateurs, la HAC tente ici de trouver un équilibre entre la continuité du service médiatique et la fermeté face aux manquements.
La reprise de Kaback TV est donc bien actée, mais sous surveillance renforcée. Les prochains mois seront décisifs pour mesurer la capacité de la chaîne à se conformer durablement aux règles de la profession.
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