Alors que chaque Journée citoyenne d’assainissement mobilise ministres, cadres et convoyeurs de caméras, une vérité dérangeante s’impose : balayer symboliquement pendant deux heures ne rendra jamais nos villes propres.
Partout, les images se répètent : responsables en gilet fluorescent, manches retroussées, photographes en embuscade… et une capitale qui, dès le lendemain, replonge dans les mêmes tas d’ordures.
La population n’est pas dupe : ce rituel ressemble davantage à une opération de communication qu’à une politique d’assainissement.
■ Un problème structurel que personne ne balaiera avec une pelle en plastique
Les mairies manquent de moyens, les équipes techniques sont sous-financées, les PME du secteur ne sont pas soutenues. Pendant ce temps, l’argent consacré à montrer l’effort dépasse parfois l’effort lui-même.
Experts et acteurs de terrain sont unanimes :
👉 Il faut cesser les journées “photo”.
👉 Il faut financer durablement ceux dont c’est le métier.
👉 Il faut doter les municipalités d’un budget réel, stable, contrôlé.
L’assainissement n’est pas un slogan.
C’est une stratégie, un réseau logistique, une filière économique.
Aucun pays au monde n’a réglé son problème de déchets par une seule journée mensuelle de mobilisation.
■ La vraie solution : investir dans les professionnels, pas dans le spectacle
Pour qu’une ville soit propre :
- il faut des camions,
- des centres de tri,
- une collecte régulière,
- des techniciens bien payés,
- des politiques publiques qui durent plus longtemps qu’une séquence médiatisée.
Les citoyens veulent respirer, pas applaudir.
Ils attendent des résultats, pas des images soigneusement mises en scène.
■ Un appel clair : arrêter le symbolique, financer le réel
La Guinée mérite mieux qu’une propreté intermittente.
Lecri24 interroge :
➡️ Quand les responsabilités seront-elles transférées aux spécialistes du secteur ?
➡️ Quand les budgets seront-ils alignés sur l’urgence environnementale ?
➡️ Quand cessera-t-on de confondre mobilisation citoyenne et communication politique ?
La propreté nationale ne se jouera pas devant les caméras :
elle se construira là où l’on investit, où l’on planifie, où l’on contrôle.
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LeCri24 | 628 58 42 03
