Dans un communiqué officiel diffusé le 4 décembre 2025, le Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry alerte sur la multiplication de propos diffamatoires, haineux ou mensongers circulant sur les réseaux sociaux et certaines plateformes numériques. La justice annonce un durcissement des poursuites pour protéger l’ordre public et prévenir toute déstabilisation.
Un rappel ferme à la loi face aux dérives en ligne
Le Parquet Général dénonce la diffusion régulière de déclarations attribuées à des personnes publiques, parfois totalement inventées, sans source fiable ni vérification. Selon le communiqué, ces pratiques « portent atteinte à la dignité des institutions, troublent l’ordre public et participent à une campagne de désinformation dangereuse ».
Les faits visés concernent notamment des propos prétendument tenus par de hauts responsables, alors qu’ils n’ont jamais été formulés, ainsi que des annonces fabriquées autour de décisions officielles inexistantes.
Infractions pénales clairement établies
Le Parquet rappelle que les faux, les montages, la diffamation et la diffusion de fausses nouvelles constituent des infractions passibles de poursuites judiciaires, conformément au Code pénal et au Code de procédure pénale.
Il cite notamment la Constitution du 26 septembre 2025, qui garantit la liberté d’expression mais interdit tout abus visant à nuire à autrui ou à compromettre la stabilité sociale.
Le communiqué insiste :
« Toute personne qui, par ses propos, écrits, publications ou tout autre moyen de communication, se rendra auteur ou complice de ces pratiques fera l’objet de poursuites. »
Une lutte renforcée contre la désinformation et la manipulation
La justice s’inquiète de l’impact croissant des contenus fabriqués sur la cohésion sociale, la confiance envers les institutions et la tranquillité publique.
Elle affirme que ces agissements visent parfois à semer la confusion et à perturber la mise en œuvre des politiques publiques.
Le Parquet appelle donc tous les citoyens, médias et utilisateurs de plateformes numériques à vérifier les sources, éviter les partages impulsifs et adopter une démarche responsable.
Prochaine étape : une surveillance accrue des contenus sensibles
Avec ce communiqué, les autorités judiciaires ouvrent la voie à une répression plus rigoureuse des infractions commises en ligne, dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la diffusion de l’information.
La population est invitée à collaborer en signalant les contenus suspects, afin de « préserver la paix sociale et l’intégrité des institutions ».
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