La tension monte à Bissau. La Commission nationale des élections (CNE) a annoncé ne pas être en mesure de publier les résultats du scrutin, après ce qu’elle qualifie d’actes de vandalisme commis par des militaires. Une situation qui plonge le pays dans l’incertitude la plus totale.
Un scrutin paralysé par le sabotage du matériel électoral
Selon Radio Jovem Bissau, qui cite Idriça Djaló, secrétaire exécutif adjoint de la CNE, les équipes de la Commission ont fait le point avec leurs démembrements dans diverses régions du pays. Le constat est inquiétant : les ordinateurs utilisés pour la centralisation et le traitement des résultats auraient été vandalisés par des militaires.
Aucun détail n’a pour l’instant été donné sur l’ampleur des dégâts ni sur les motivations de cet acte, mais cette annonce remet en cause la capacité de la CNE à respecter son calendrier et à garantir la transparence du processus électoral.
Une communication verrouillée
Toujours selon la radio, la CNE aurait empêché les journalistes de poser des questions lors de la déclaration, alimentant encore davantage les doutes et inquiétudes. Dans un contexte déjà fragile, ce verrouillage informationnel pourrait accentuer les tensions politiques.
Réactions, inquiétudes et attentes
Sur les réseaux sociaux et parmi les observateurs, cette annonce suscite une vague d’interrogations :
- Le sabotage est-il confirmé par d’autres sources officielles ?
- Quel impact sur la proclamation des résultats ?
- Les institutions pourront-elles garantir l’intégrité du vote ?
Pour l’heure, aucune réaction officielle du gouvernement ou des forces armées n’a été rendue publique.
Un pays suspendu à un communiqué clair
La Guinée-Bissau, régulièrement secouée par des crises politico-militaires, traverse une nouvelle zone de turbulence. L’incapacité de la CNE à publier les résultats pourrait ouvrir la voie à des contestations et à une période d’incertitude institutionnelle.
Tous les regards restent tournés vers Bissau, dans l’attente d’un communiqué plus complet et d’une prise de position officielle des autorités.
— LeCri24 | 629 29 29 19
