Au lendemain du coup d’État annoncé, le pouvoir d’Umaro Sissoco Embaló semble vaciller. Selon plusieurs sources, c’est Horta Tha, ancien capitaine de la garde présidentielle devenu général, qui aurait pris la tête du pays. Pour l’heure, aucune dissolution de l’Assemblée nationale ni du gouvernement n’a été prononcée. Aucune arrestation n’a non plus été signalée dans le camp du président déchu.
Cette situation, aussi soudaine qu’inattendue, laisse une large partie de la population perplexe. Dans les rangs de l’opposition, nombreux sont ceux qui parlent d’un « coup simulé », orchestré — selon eux — par Embaló lui-même pour tenter de se maintenir ou de se repositionner politiquement.
Pendant ce temps, la contestation enfle sur le terrain. Dans plusieurs localités, notamment à Mansoah, des habitants refusent de reconnaître les nouvelles autorités et appellent ouvertement à soutenir l’opposant Dias da Costa, considéré par ses partisans comme le véritable vainqueur moral du bras de fer politique en cours.
Entre incertitude institutionnelle, méfiance populaire et luttes de pouvoir, la Guinée-Bissau semble entrée dans une phase d’extrême volatilité, où chaque heure apporte son lot de rumeurs, de tensions et d’interrogations.
