Le quartier N’yen Sokoura 2, dans la commune urbaine de N’Zérékoré, vit des heures sombres. En l’espace de quelques jours, deux jeunes hommes ont mis fin à leurs jours, plongeant les habitants dans la consternation et la peur.
Selon Cé Enock Simmy, président du conseil de quartier, ces drames se sont produits dans un contexte de détresse affective et sociale.
« Ce mois de novembre est particulièrement éprouvant pour nous. Nous avons déjà enregistré deux cas de suicide », confie-t-il.
Le premier drame concerne un jeune diplômé en laboratoire de 43 ans, décrit comme « très réservé » et isolé. Poussé par sa famille à se marier, il aurait sombré dans le désespoir après une rupture amoureuse. Malgré une première tentative avortée, il a fini par passer à l’acte quelques jours plus tard.
Le second cas a eu lieu le week-end dernier : Laye, apprenti conducteur de taxi-moto, s’est suicidé à la suite d’une dispute avec sa compagne, sur fond de tensions familiales.
« Sa mère l’a retrouvé pendu dans sa chambre au petit matin », raconte le chef de quartier, encore bouleversé.
Ces drames successifs mettent en lumière une réalité alarmante : le mal-être croissant de nombreux jeunes, parfois aggravé par la consommation de substances dangereuses.
« Beaucoup d’entre eux consomment des produits qui altèrent leur jugement. J’invite les jeunes à se détourner de ces comportements et à chercher de l’aide », a lancé Cé Enock Simmy, appelant à la vigilance et à la solidarité communautaire.
Ces deux suicides rappellent l’urgence d’un accompagnement psychologique et social dans les quartiers, pour éviter que d’autres vies ne soient brisées dans le silence.
— LeCri24
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