La course pour le palais Sékhoutouréya est officiellement lancée. La Cour suprême de Guinée a dévoilé la liste provisoire des neuf candidats retenus pour l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025. Des profils divers – militaires, économistes, magistrats, enseignants et hommes d’affaires – ambitionnent de diriger le pays.
Le général Mamadi Doumbouya, actuel chef de l’État et initiateur de la transition depuis le 5 septembre 2021, se présente comme candidat indépendant sous la bannière de la Génération pour la modernité et le développement (GMD). Né à Kankan en 1984, il mise sur la continuité et la stabilité.
Face à lui, plusieurs figures politiques et technocratiques s’invitent dans la compétition. Abdoulaye Yéro Baldé, ancien ministre et consultant, portera les couleurs du Front démocratique de Guinée (Frondeg). Il figure parmi les favoris de l’opposition.
Seule femme en lice, Makalé Camara, magistrate et ex-ministre, représentera le Front pour l’alliance nationale (FAN). Native de Mamou, elle entend défendre une gouvernance inclusive et respectueuse de l’État de droit.
L’homme d’affaires Ibrahima Abé Sylla revient avec la Nouvelle génération pour bâtir la République (NGR), tandis que Faya Lansana Millimouno, du Bloc Libéral, prône un « changement véritable » à travers un programme axé sur la justice sociale et la réforme de l’éducation.
L’économiste Abdoulaye Kourouma du Rassemblement pour la renaissance et le développement (RRD), Mohamed Nabé de l’Alliance pour le renouveau et le progrès (ARP), Elhadj Bouna Keita du Rassemblement pour une Guinée prospère (RGP) et Mohamed Chérif Tounkara, candidat indépendant, complètent cette liste.
Un scrutin à forts enjeux
Cette élection marque une étape décisive pour la transition entamée depuis 2021. Elle déterminera si la Guinée s’oriente vers une continuité du pouvoir militaire ou un retour à une gouvernance civile. La publication de la liste définitive des candidats est attendue dans les prochains jours, après examen des éventuels recours.
Les prochaines semaines s’annoncent cruciales, entre campagnes électorales, débats publics et attentes d’un scrutin apaisé, libre et transparent.
— LeCri24
