L’écrivain guinéen Tierno Monenembo sort de son silence et qualifie la prochaine présidentielle du 28 décembre de “monstrueuse machination”. Dans une déclaration au ton grave, le romancier dénonce ce qu’il considère comme une trahison de la conscience nationale et un reniement collectif face à l’histoire.
« À tous ceux qui ont jeté par-dessus bord leur conscience et leur dignité pour contribuer à cette monstrueuse machination, je dirai simplement ceci : n’oubliez pas que, de nos jours, l’Histoire est filmée, et que demain, quand viendra l’heure de rendre des comptes, aucun d’entre vous ne pourra dire qu’il ne savait pas », a-t-il averti.
L’auteur du « Terroriste noir », connu pour son engagement citoyen et ses prises de position tranchées, estime que cette élection ne répond à aucune norme démocratique et vise avant tout à légitimer un processus déjà biaisé. Pour lui, cette “farce électorale” consacre l’effondrement moral d’une partie des élites politiques et administratives.
Depuis plusieurs mois, les critiques se multiplient autour du scrutin du 28 décembre, accusé d’être préparé dans un climat d’exclusion et de manipulation. La sortie de Tierno Monenembo vient renforcer ces voix qui appellent à la vigilance et au refus de la résignation.
— LeCri24
