Dans une adresse solennelle à la Nation ce lundi 3 novembre 2025, l’opposant Cellou Dalein Diallo a réagi vivement à l’annonce de la candidature du général Mamadi Doumbouya à la présidentielle. Pour le leader de l’UFDG, ce geste marque « une nouvelle trahison du peuple de Guinée » et « une confiscation du pouvoir par la force et la ruse ».
Le choc d’une annonce : “Une trahison du serment”
Le lundi 3 novembre 2025 restera, selon Cellou Dalein Diallo, une date sombre de l’histoire politique guinéenne.
Dans son allocution, l’ancien Premier ministre a accusé le chef de la transition, le général Mamadi Doumbouya, d’avoir renié son serment solennel en présentant sa candidature devant la Cour suprême — la même institution devant laquelle il avait juré de ne jamais briguer la magistrature suprême.
« Ce 3 novembre, la Guinée a de nouveau été trahie. Celui qui avait juré devant Dieu et le peuple de ne jamais se présenter à la présidence est revenu sur sa parole, en méprisant son serment d’officier », a déclaré le président de l’UFDG.
Pour Cellou Dalein Diallo, cet acte s’apparente à une « haute trahison » comparable au coup d’État du 5 septembre 2021, qui avait renversé le président Alpha Condé.
Un régime accusé d’installer la peur
Dans un ton grave, le leader de l’opposition a dressé un tableau sombre de la gouvernance actuelle, qu’il qualifie de « régime de prédateurs ».
Il a dénoncé un climat de « terreur et de répression » marqué, selon lui, par des violations massives des droits humains, des arrestations arbitraires, des tortures et des assassinats ciblés.
« Ils avaient promis une refondation, ils n’offrent que larmes et désolation. Ils avaient promis une transition démocratique, ils sont coupables de haute trahison », a-t-il martelé.
Appel à la résistance citoyenne
Face à cette situation, Cellou Dalein Diallo a lancé un appel à l’unité et à la mobilisation nationale.
Il a exhorté les Guinéens à « résister pacifiquement à la dérive autoritaire » et à « s’unir au-delà des partis et des régions pour sauver la démocratie ».
« Nous devons nous organiser, nous unir comme un seul homme, avec courage et détermination, pour mettre fin au cycle de la trahison et de la peur », a-t-il lancé, avant d’ajouter : « Nous lutterons par tous les moyens pacifiques pour la liberté, la démocratie et la justice. »
Espoir et foi en l’avenir
Malgré le ton alarmant de son discours, l’opposant a tenu à conclure sur une note d’espoir et de foi en la victoire du peuple.
« Ceux qui pensent régner par la peur seront rattrapés par leur forfaiture. Ils sont déjà condamnés par l’histoire et vaincus par la voix du peuple et la voix de Dieu », a-t-il assuré.
En guise de clôture, Cellou Dalein Diallo a lancé un appel vibrant :
« Vive la République ! Vive le peuple de Guinée, libre et souverain ! »
— LeCri24
