Conakry, le 5 novembre 2025 — Le ton est donné. À moins de deux mois du scrutin présidentiel prévu le 28 décembre prochain, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) réaffirme sa ligne de boycott face à un processus électoral jugé illégal et biaisé. Par la voix de Souleymane Souza Konaté, coordinateur de la cellule de communication du parti et président de la Commission communication de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), l’opposant historique Cellou Dalein Diallo ne compte « participer à aucune mascarade électorale ni cautionner le parjure ».
🔹 Une dénonciation claire du processus en cours
Dans une déclaration relayée ce mardi sur les canaux officiels de l’UFDG, Souleymane Souza Konaté a fermement dénoncé ce qu’il qualifie de « parodie d’élection organisée pour valider un coup de force institutionnel ».
« Le président Cellou Dalein Diallo ne participera pas à une élection sans transparence, sans fichier électoral crédible et sans garanties démocratiques. Il ne cautionnera pas le parjure », a-t-il martelé.
Selon lui, la participation à une telle élection reviendrait à « légitimer un processus entaché d’illégalité et d’exclusion ».
🔹 Une position assumée malgré les pressions
Alors que certains acteurs politiques appellent au compromis, l’UFDG et l’ANAD persistent dans leur stratégie de fermeté.
Souleymane Souza Konaté affirme que le combat de l’opposition ne se limite pas à une participation symbolique, mais à la restauration de la légalité constitutionnelle.
« Nous ne sommes pas dans une logique de confrontation pour la forme. Nous défendons les valeurs républicaines et le droit du peuple à un vrai choix », insiste-t-il.
🔹 Un contexte politique tendu
Cette déclaration intervient dans un climat déjà électrique, marqué par la saisine de la Cour de Justice de la CEDEAO par les avocats de Cellou Dalein Diallo, qui dénoncent une « exclusion politique déguisée ».
De nombreux observateurs y voient une escalade du bras de fer entre l’opposition et le pouvoir, à l’approche d’un scrutin décisif pour l’avenir démocratique du pays.
🔹 Une bataille de principes
Pour le camp de Cellou Dalein, l’enjeu dépasse la simple élection. Il s’agit de refuser de « cautionner une violation de la Constitution et du droit électoral guinéen ».
« La démocratie ne peut pas survivre à la complaisance. Nous ne trahirons pas le serment de défendre la vérité des urnes », conclut Souza Konaté.
L’UFDG maintient donc le cap de la résistance politique, préférant le combat pour la légitimité à une participation qu’elle juge dénuée de sens.
— Barry Mamadou Alpha pour LeCri24
