Figure centrale du régime nord-coréen pendant plus de deux décennies, Kim Yong-nam, ancien président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême, est décédé à l’âge de 97 ans, selon une annonce officielle de Pyongyang.
Kim Yong-nam, considéré comme le chef d’État cérémoniel de la Corée du Nord de 1998 à 2019, s’est éteint le 3 novembre 2025, ont rapporté ce mardi les médias d’État nord-coréens, repris par l’agence officielle KCNA. Fidèle parmi les fidèles de la dynastie Kim, il fut l’un des visages les plus connus de la diplomatie nord-coréenne durant l’ère Kim Jong-il et le début du règne de Kim Jong-un.
Au fil de ses vingt années à la tête du Présidium de l’Assemblée populaire suprême, Kim Yong-nam représentait la Corée du Nord sur la scène internationale. Bien que son rôle fût essentiellement protocolaire, il incarnait la continuité du régime et la stabilité institutionnelle d’un pays souvent isolé diplomatiquement.
Selon Reuters et AP News, la Chine a exprimé ses « profondes condoléances » à la suite de l’annonce, saluant « un ami loyal et un diplomate d’expérience » ayant œuvré pour le renforcement des relations entre Pékin et Pyongyang.
Né en 1928, Kim Yong-nam a connu toute l’histoire contemporaine de la péninsule coréenne : de la guerre de Corée à la succession dynastique des Kim. Son décès marque la disparition d’un des derniers grands serviteurs de l’État nord-coréen issus de la génération révolutionnaire.
Un pilier du système nord-coréen
Ancien ministre des Affaires étrangères, Kim Yong-nam fut longtemps considéré comme un diplomate chevronné, apprécié pour sa discipline et sa loyauté envers le régime. S’il n’était pas détenteur du véritable pouvoir, il représentait à l’étranger l’image d’une Corée du Nord stable et respectueuse de ses institutions, notamment lors des sommets internationaux où il apparaissait comme « le visage officiel » du pays.
Une ère qui s’éteint
Avec sa disparition, la Corée du Nord perd l’un de ses symboles de la vieille garde. L’événement survient dans un contexte où Kim Jong-un renforce son pouvoir absolu et prépare, selon plusieurs observateurs, une nouvelle génération de dirigeants entièrement dévoués à son autorité.
— Barry Mamadou Alpha pour LeCri24
