À quatre jours de l’élection présidentielle, la Côte d’Ivoire est secouée par une nouvelle vague de tensions. Le siège local de la Commission électorale indépendante (CEI) à Yamoussoukro, la deuxième plus grande ville du pays, a été vandalisé dans la nuit de lundi à mardi, selon plusieurs médias locaux.
Des témoins rapportent que des groupes de manifestants, opposés au processus électoral en cours, ont pris pour cible les installations de la CEI situées dans le quartier 220 Logements. Plusieurs matériels électoraux ont été détruits, aggravant un climat déjà tendu à l’approche du scrutin du 25 octobre.
Depuis plus d’une semaine, l’opposition multiplie les manifestations à travers le pays pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « manque de transparence » dans l’organisation de l’élection. Les forces de sécurité, déployées en nombre, peinent à contenir la colère de la rue.
Parallèlement, en Guinée, les agents administratifs de l’Assemblée nationale ont paralysé les activités parlementaires. Ils réclament une amélioration de leurs conditions de travail et de rémunération, une situation qui témoigne du malaise social grandissant dans plusieurs institutions publiques de la sous-région.
Alors que la CEI tente de rassurer sur la tenue du scrutin à la date prévue, les observateurs redoutent une escalade de la violence si un consensus politique n’est pas trouvé rapidement.
— Barry Mamadou Alpha pour LeCri24
