La Côte d’Ivoire entre dans une campagne électorale tendue. Prévue du 10 au 23 octobre 2025, la course à la magistrature suprême se jouera sans deux figures majeures de l’opposition : Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, dont les candidatures ont été rejetées par le Conseil constitutionnel.
Le verdict est tombé le lundi 08 septembre. Les « sages » ont invalidé la candidature de l’ancien président Gbagbo, radié des listes électorales après ses démêlés judiciaires. Même sort pour Tidjane Thiam, leader du PDCI-RDA, frappé de la même mesure. Deux exclusions qui bouleversent le paysage politique ivoirien et réduisent considérablement l’alternative face au chef de l’État sortant.
Alassane Ouattara, au pouvoir depuis quinze ans, est bel et bien en lice pour briguer un quatrième mandat. Sa candidature validée renforce l’hypothèse d’une victoire dès le premier tour, faute de poids lourds capables de mobiliser une opposition unie.
Dans les rangs des militants du PDCI comme de ceux du Parti des peuples africains (PPA-CI) de Gbagbo, c’est la consternation. Plusieurs observateurs redoutent que ces exclusions ne ravivent les tensions politiques et sociales, dans un pays encore marqué par les crises électorales passées.
Reste à savoir si l’opposition, amputée de ses figures emblématiques, pourra s’unir autour d’autres candidats pour peser dans la balance. La campagne d’octobre s’annonce d’ores et déjà comme un moment décisif pour l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire.
— Barry Mamadou Alpha pour LeCri24
