L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a vivement réagi, ce lundi 25 août 2025, à sa suspension de 90 jours par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD). Dans une déclaration officielle, la direction du parti dirigé par l’opposant Cellou Dalein Diallo affirme qu’elle ne se conformera pas à cette mesure qu’elle qualifie « d’illégale, injustifiable et inacceptable ».
Selon l’UFDG, cette suspension s’inscrit dans une stratégie plus large de la junte visant à « éliminer toutes les forces politiques et sociales opposées à sa volonté de confisquer le pouvoir » au profit du colonel Mamadi Doumbouya. Le parti rappelle que la Charte de la transition engageait les autorités à organiser des élections inclusives et équitables, engagement que la direction du parti accuse la junte d’avoir « trahi par le parjure ».
La formation politique, considérée comme l’une des plus représentatives de l’échiquier guinéen, dénonce un climat de « terreur » marqué par des « disparitions forcées, arrestations arbitraires et violences ciblées ». L’UFDG appelle ses militants et sympathisants à rester mobilisés et annonce que son président, Cellou Dalein Diallo, s’adressera à la nation pour définir les grandes lignes de la riposte politique face à cette nouvelle situation.
« Jamais nous ne plierons devant la dictature. La tyrannie sera vaincue par notre prise de conscience individuelle et notre résistance collective », conclut la déclaration signée par la Direction nationale du parti.
Cette suspension intervient dans un contexte politique déjà tendu, où plusieurs autres partis membres des Forces vives de Guinée (FVG), dont le RPG, ont également été frappés par des mesures similaires.
➡️ Reste à savoir quelle tournure prendra cette confrontation politique, alors que le pays semble s’enfoncer dans une impasse institutionnelle.
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