Conakry – Depuis six jours, le journaliste sportif David Tchopn est détenu dans les locaux de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ).
Un placement en garde à vue qui, étrangement, ne suscite que très peu de réactions publiques, laissant planer un silence inhabituel dans le paysage médiatique guinéen.
Un confrère, respecté pour ses analyses et ses reportages sur le sport national, se retrouve aujourd’hui privé de liberté. Pourtant, la solidarité journalistique semble en veilleuse, comme si les claviers et les micros s’étaient mis en mode silence radio.
« Le silence de la presse face à la privation de liberté d’un journaliste est inquiétant pour la démocratie », commente un observateur des médias.
La HAC, grande absente ?
Dans cette affaire, le rôle de la Haute Autorité de la Communication (HAC) est scruté. L’institution, qui a pour mission de protéger les journalistes et veiller au respect de la liberté de la presse, ne s’est pas encore officiellement exprimée. Une absence de réaction qui alimente les interrogations.
Un climat pesant
L’affaire David Tchopn met en lumière la fragilité de la protection des journalistes en Guinée, et la difficulté pour le secteur de s’unir face aux atteintes à la liberté d’informer.
Dans les couloirs des rédactions, certains confient craindre des représailles, d’autres préfèrent attendre « d’en savoir plus » avant de se prononcer.
Si le silence peut être une stratégie, il peut aussi devenir une complicité involontaire.
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