C’est une pluie de feu qui s’est abattue sur Madina. Dans ce centre névralgique du commerce guinéen, un incendie a ravagé plusieurs boutiques dans la nuit de mercredi à jeudi, plongeant des dizaines de commerçants dans la détresse.
Parmi les victimes, Doufing Condé, une vendeuse de glacières, voit s’envoler tous ses investissements : « J’avais contracté un prêt de 500 millions à la banque… tout est parti en fumée. » confie-t-elle, les larmes aux yeux.
Malgré la pluie battante qui tombait, les sapeurs-pompiers ont lutté pendant des heures pour contenir les flammes. Mais face à la densité des installations et l’étroitesse des lieux, leur tâche s’est révélée complexe.
L’origine du feu reste encore inconnue, mais les pertes, elles, sont bien visibles : entre désespoir et ruines calcinées, c’est tout un pan de vie économique qui s’effondre.
Des voix s’élèvent déjà pour réclamer une meilleure sécurisation des marchés guinéens et des systèmes d’alerte efficaces, face à des drames devenus trop fréquents.
Alors que les flammes s’éteignent peu à peu, une autre urgence s’annonce : celle de reconstruire les vies et les espoirs réduits en cendres.
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