« Ce n’est pas la pluie qui tue, c’est l’incurie d’un pouvoir qui refuse de gouverner. » – Professeur Alpha Condé
Chaque année, les images se répètent avec une violence déchirante : routes englouties, maisons effondrées, familles en détresse. Conakry, la capitale guinéenne, vit sous la menace constante des pluies diluviennes. Mais cette tragédie n’est pas une surprise. Elle est devenue un rendez-vous macabre avec une gouvernance défaillante.
Dans un message empreint d’émotion et de colère, l’ancien président Alpha Condé a brisé le silence pour adresser un hommage appuyé aux victimes des inondations et pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« incurie coupable » de la part du pouvoir en place.
« Ce qui vous arrive n’est pas une fatalité, mais la conséquence directe des choix égoïstes d’un pouvoir qui vous a délaissés », déclare-t-il avec fermeté, soulignant l’absence criante d’anticipation et d’assainissement structurel à Conakry, pourtant régulièrement frappée par les intempéries.
Selon lui, les inondations ne sont plus des catastrophes naturelles, mais le symptôme profond d’un système corrompu :
« Ce n’est pas la pluie qui submerge la capitale, c’est le pillage méthodique des ressources publiques. »
L’ancien chef de l’État pointe du doigt un gouvernement préoccupé davantage par l’entretien de sa propagande que par le sort de ses citoyens. Il fustige les dépenses faramineuses allouées à la communication, tandis que les fonds dédiés à l’assainissement, aux infrastructures et à la prévention sont ignorés, voire détournés.
Dans une dénonciation sans détour, Alpha Condé accuse le régime actuel d’avoir confisqué les richesses de la nation, laissant un pays riche devenir un terrain de misère pour ses habitants. Les familles endeuillées, les enfants sans abri, les quartiers inondés ne sont, selon lui, que les dommages collatéraux d’un pouvoir devenu sourd à la souffrance populaire.
Mais au-delà des critiques, l’ancien président appelle à l’espérance.
« Le peuple de Guinée est résilient… La fin de ce régime est proche. »
En s’adressant à tous ceux qui ont tout perdu, il invite les Guinéens à ne pas céder à la résignation. Selon lui, la restauration d’un État responsable viendra de la volonté du peuple, et la dignité des citoyens sera enfin reconnue et protégée.
Cet appel, à la fois politique et humaniste, vient relancer le débat national sur la responsabilité des dirigeants, la gestion des ressources publiques et la nécessité d’un sursaut collectif.
Conakry ne doit plus se noyer chaque année dans le silence et l’oubli.
LECRI24
