« Libérez-les. Non pas demain. Mais aujourd’hui. »
Un an jour pour jour après l’arrestation de Fonikè Menguè et Billo Bah, leurs épouses brisent le silence. Leur lettre ouverte, puissante et déchirante, interpelle la junte guinéenne, la justice, et la conscience collective.
Conakry, 9 juillet 2025. Cela fait 365 jours. Une année entière que deux figures de la société civile, Fonikè Menguè et Billo Bah, sont détenues dans un silence glaçant. Depuis ce 9 juillet 2024, leurs familles vivent dans l’angoisse, sans nouvelles concrètes, sans procès, sans justice. Aujourd’hui, leurs épouses, HAWA Djan Doukouré et Assiatou Bah, prennent la plume et lancent un cri du cœur à la nation.
Dans une lettre poignante publiée ce jour, elles dénoncent l’arrestation brutale de leurs maris, qu’elles qualifient d’“enlèvement sans motif, sans explication”. Elles s’adressent directement aux autorités guinéennes, à la société civile, à la communauté internationale, mais surtout, aux cœurs qui peuvent encore entendre :
« Ce ne sont pas seulement deux hommes qu’on a privés de liberté. Ce sont deux pères, deux frères, deux voix engagées pour la vérité et la justice. »
Chaque mot porte la douleur d’un quotidien brisé. Les absences à la maison. Les enfants qui pleurent. Les nuits d’incertitude. Le silence des institutions qui résonne plus fort que les barreaux.
« Derrière chaque cellule froide, il y a une femme qui pleure. »
Mais ce cri ne s’arrête pas là. Il devient appel à l’action, plaidoyer pour la dignité, et interpellation directe à la Première Dame, Lauréanne Doumbouya.
« Qui mieux qu’une femme peut ressentir la douleur d’un mari arraché aux siens ? », lancent-elles, espérant un geste de solidarité féminine face à l’injustice.
Dans cette lettre, il n’y a ni haine, ni violence. Seulement la force d’un amour résilient et d’une foi inébranlable dans la justice et la liberté.
« Nos maris ne sont ni criminels ni traîtres. Leur seul tort est d’aimer profondément leur pays. »
En conclusion, ces deux femmes ne demandent pas seulement la libération de leurs époux. Elles demandent la libération d’une nation prise au piège du silence et de l’oubli.
« La Guinée attend de retrouver son âme. Une année de trop, ça suffit maintenant. »
✍️ Barry Mamadou Alpha
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