Au centre Barry Dianwadou, l’un des six centres d’examen du baccalauréat dans la commune de Dixinn, une affaire de fraude vient de secouer la sérénité du déroulement des épreuves : deux procès-verbaux identiques, un faux candidat interpellé.
L’information est tombée comme un couperet. Lors de la première journée du baccalauréat 2025, au centre Barry Dianwadou, les surveillants ont découvert deux procès-verbaux d’identité strictement similaires, déposés par deux candidats supposés différents. Une anomalie qui a mis la puce à l’oreille des responsables présents sur place.
Rapidement, une enquête interne a été ouverte par la Direction Communale de l’Éducation (DCE) de Dixinn. Le constat est sans appel : l’un des deux candidats n’était pas inscrit légalement et ne figurait dans aucune base de données officielle. Il s’agissait d’un faux candidat, probablement recruté pour composer à la place d’un véritable élève.
Le fraudeur a immédiatement été interpellé et remis à la disposition de la justice guinéenne, conformément aux dispositions en vigueur. « Nous avons la responsabilité morale et légale de protéger la crédibilité de nos examens nationaux. Toute tentative de tricherie sera poursuivie avec la plus grande rigueur », a déclaré un responsable du centre, sous couvert d’anonymat.
Selon nos informations, l’individu concerné serait un étudiant d’une université privée de Conakry, engagé en échange d’une rémunération. L’enquête est en cours pour déterminer les complicités éventuelles au sein de l’établissement d’origine du candidat réel.
Ce cas remet en lumière les défis récurrents liés à la fraude dans les examens en Guinée. Malgré les campagnes de sensibilisation et le renforcement des contrôles, certains centres continuent de faire face à des tentatives de substitution, de tricherie, ou de corruption.
Le ministère de l’Éducation nationale, déjà alerté, a promis une communication officielle et des sanctions exemplaires. Une cellule spéciale de surveillance vient également d’être dépêchée pour renforcer la sécurité dans les autres centres de la commune.
Pendant ce temps, les examens se poursuivent normalement dans les autres salles. Mais cet incident jette une ombre sur l’intégrité du processus, et soulève une nouvelle fois la question de la sécurisation des épreuves à l’échelle nationale.
📍 L’affaire Barry Dianwadou pourrait bien devenir un exemple judiciaire, et une mise en garde claire à l’adresse de tous les candidats et complices potentiels. Car au-delà des diplômes, c’est la valeur du mérite qui est en jeu.
✍️ Barry Mamadou Alpha
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